Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 20 mai 2026 à 18h37
Il y aura encore Wimbledon et l'US Open pour que David Goffin, à 35 ans et avant sa retraite en fin de saison, puisse espérer rejouer sur un tournoi du Grand Chelem.
David Goffin a eu ses moments de tension avec le public français, mais c'est presque une marque de reconnaissance des plus grands chouchous de Roland-Garros. Notre voisin belge, qui a été n°7 mondial au plus fort de sa carrière en 2017 - lorsqu'il prend en vain deux points aux Bleus en finale de Coupe Davis, à Lille -, n'a pas résisté à verser quelques larmes au moment de son discours d'adieu mercredi après son élimination au deuxième tour des qualifications, face à Toby Samuel contre qui il avait pourtant gagné le premier set (5-7, 6-3, 6-3).
"J'ai toujours été accueilli comme l'un des vôtres, comme un prince"
Acclamé sur le court Suzanne-Lenglen, il a eu l'honneur du micro malgré sa défaite, ce qui n'est réservé qu'à ce genre d'événement rare : "Ça n'a été que du bonheur et beaucoup d'émotion, avec des matchs magnifiques, de superbes courts et des ambiances incroyables. J'ai toujours été accueilli comme l'un des vôtres, comme un champion et comme un prince, alors merci beaucoup. Roland-Garros a toujours été un tournoi particulier pour moi."
Sacré clin d'oeil, le Liégeois se souvient avoir justement disputé ses premiers grands matchs sur ce même Lenglen en 2012. C'est là, il y a quatorze ans pour sa première participation, qu'il avait ainsi été éliminé par un certain Roger Federer en huitièmes de finale. "J'ai tout donné il y a deux jours, là j'ai encore tout donné, mais cette fois-ci ça n'a malheureusement pas suffi. Malgré tout, encore une fois, ça ne reste que du bonheur." Pour nos confrères de la RTBF, il a ensuite salué encore ce "bel hommage" : "Ce sont des moments que je n'oublierai jamais. Je ne réalise pas encore vraiment, mais je suis quand même content d'avoir pu montrer ce que je voulais, ce n'était pas garanti après ce que j'ai vécu ces derniers mois. Je suis vraiment super fier. Le soutien du public belge et francophone a toujours été incroyable, c'est pourquoi c'était une de mes priorités d'essayer d'arriver en forme à Roland-Garros. Je voulais encore communier."














