Aurélien Canot, Media365 : publié le mercredi 20 mai 2026 à 14h02
A 20 ans, Thomas Faurel n'est plus qu'à une victoire de se hisser dans le grand tableau de Roland-Garros. Le jeune Français classé au 382e rang mondial et invité par l'organisation s'est qualifié mercredi pour le 3e tour des qualifications en disposant en deux sets (6-4, 6-3) du Britannique Jay Clarke, 199e au classement. Il affrontera le Tchèque Svrcina en "finale".
La première belle histoire de ce Roland-Garros 2026, c'est peut-être Thomas Faurel (20 ans) qui est en train de l'écrire.
Invité par les organisateurs pour les qualifications du mythique tournoi parisien alors qu'il n'avait encore jamais participé au moindre tournoi du Grand Chelem, le jeune espoir français qui restait sur une élimination d'entrée à Tunis (Challenger) comme à Sabadell, en Espagne (ITF) après avoir quitté au 2e tour le Challenger d'Aix-en-Provence, où il était déjà passé par les qualifications, n'a toujours pas perdu le moindre set et le voici à une victoire uniquement de décrocher son sésame pour le grand tableau.
Un vrai conte de fée pour le 382e mondial, qui avait toutefois montré dans les Bouches-du-Rhône en corrigeant (6-1, 6-4) le futur retraité mais ex-numéro 7 David Goffin qu'il était capable de très beaux exploits. L'Argentin Genaro Alberto Olivieri (225e), battu lui aussi en deux sets (7-6, 6-3) lundi pour les débuts dans le tournoi de l'ancien champion de France des 18 ans en simple comme en double, avait eu un premier aperçu du potentiel de Faurel.
En "finale" contre le Tchèque Svrcina
Mercredi, le Britannique Jay Clarke (199e), surclassé lui aussi (6-4, 6-3) par le natif de... New York, a eu droit à la deuxième lame. Si le bourreau de Goffin fin avril aligne une troisième victoire, vendredi aux dépens du Tchèque Dalibor Svrcina, 111e au classement et tête de série numéro 8 de ce tableau de qualifications, il disputera donc Roland-Garros (et un Majeur par la même occasion) pour la première fois de sa jeune vie de tennisman.
Faurel, poussé pendant tout le match mercredi ("J'ai fait un mauvais début de match, je ne mettais pas une balle dedans. Mais avec le soutien du public, qui m'a vraiment poussé, j'ai réussi à tourner les choses et à commencer à jouer un superbe tennis, ce qui les a encore plus excités (rires)") par un public parisien déjà bouillant, ne s'en cachait pas au micro de France TV : il est en plein rêve. "C'est incroyable, il n'y a pas d'autre mot. Je prends un plaisir de fou." Un plaisir peut-être appelé à se prolonger. Ses nouveaux fans en redemandent déjà.














