Aurélien Canot, Media365 : publié le jeudi 21 mai 2026 à 17h55
En marge du tirage au sort de Roland-Garros, ce jeudi, Amélie Mauresmo a regretté le mouvement des joueurs sur fond de contestation du prize-money. La directrice du tournoi parisien assure néanmoins qu'elle ne reverra pas la dotation prévue.
Amélie Mauresmo répond, regrette mais campe sur ses positions. Après que les joueurs et joueuses en lice cette année à Roland-Garros, mécontents du prize-money proposé, ont annoncé leur intention d'écourter leurs obligations médiatiques durant la quinzaine parisienne, et ce dès le média day de vendredi, la directrice du célèbre rendez-vous de la capitale a pris la parole en marge du tirage au sort des deux tableaux, effectué ce jeudi. La patronne du tournoi regrette évidemment cette fronde sur fond de contestation de la dotation, et ce alors que celle-ci a été revue à la hausse (avec 61,72 millions d'euros cette année) par rapport à la dernière édition.
"On est un peu tristes de ce choix tout simplement parce que ça pénalise un peu tous les acteurs du tournoi, les joueurs aussi, les fans, la presse, évidemment", a confié l'ancienne championne, optimiste néanmoins sur l'évolution du dossier. "Je suis confiante par rapport aux échanges qui vont avoir lieu, qui ont déjà eu lieu. On n'a pas l'habitude de prendre ce qui vient des joueurs et joueuses par-dessus la jambe".
Mauresmo : "On ne va pas bouger le prize-money de l'édition qui démarre dimanche"
Un mouvement qui n'amènera pas pour autant Mauresmo à revenir sur sa position de départ, et donc ces 15% des revenus reversés quand les Masters 1000 et WTA 1000 accordent eux 22% aux participants. "On ne va pas bouger le prize-money de l'édition qui démarre dimanche. La dotation a doublé en dix ans. Et pas seulement pour les top players, mais aussi vers pour les qualifications et les premiers tours du tableau", a poursuivi la double quart de finaliste de l'épreuve, rappelant de surcroît que le tournoi possède son propre fonctionnement.
"On a un modèle qui est le nôtre ici à Roland-Garros, tournoi propriété de la Fédération française de tennis. Un modèle qui est très différent de ce qu'il y a sur l'ATP Tour et la WTA. Un modèle différent, même des autres Grands Chelems".
Pour marquer leur désapprobation, les joueurs, et en particulier les meilleurs de la planète, ont annoncé qu'ils quitteraient les conférences de presse au bout de quinze minutes. Comme les 15% reversés par Roland-Garros.














