Mathieu Warnier, Media365 : publié le dimanche 07 juin 2026 à 19h50
Alexander Zverev a su avoir le dernier mot face à Flavio Cobolli au terme d'un duel en cinq manches pour remporter Roland-Garros pour la première fois de sa carrière.
La malédiction est levée pour Alexander Zverev. Souvent appelé « le meilleur joueur du monde à n'avoir jamais remporté un Grand Chelem », le natif de Hambourg s'est enfin invité à la table des plus grands en s'emparant de la Coupe des Mousquetaires. Après ses échecs à l'US Open en 2020 puis déjà à Roland-Garros en 2024 et à l'Open d'Australie l'an passé, le numéro 3 mondial est devenu le premier Allemand à remporter les Internationaux de France au terme d'un combat l'opposant à Flavio Cobolli. Sans doute inhibé par l'enjeu, le Transalpin est passé à côté de son entame de match avec le break concédé dès le tout premier jeu.
Ne parvenant pas à mettre en difficulté son adversaire, le 14eme joueur mondial a essayé de relever la tête mais il n'a fait que perdre le fil de la rencontre. Ne faisant pas de sentiments, Alexander Zverev a corsé l'addition avec un deuxième break pour mener quatre jeux à un mais il ne s'est pas arrêté en si bon chemin. En effet, c'est sur l'engagement du natif de Florence que la tête de série numéro 2 du tournoi a conclu une première manche à sens unique après seulement 39 minutes. La deuxième a démarré sur des bases bien différentes avec deux joueurs qui se sont montrés intraitables sur leurs engagement respectifs. Un statu quo qui a perduré pendant les six premiers jeux mais c'est Flavio Cobolli qui a su le rompre.
Cobolli a su avoir du répondant
Profitant d'un trou d'air chez Alexander Zverev, le Transalpin a pris son service pour la première fois depuis le début de la finale. Un avantage qui s'est avéré définitif car l'Allemand n'a pas su répliquer. Le 14eme mondial n'a alors eu besoin que d'une balle de set pour relancer le suspense en égalisant à une manche partout. La troisième a vu les deux joueurs se rendre coup pour coup mais Alexander Zverev a progressivement pris l'ascendant dans l'échange. Il n'a toutefois manqué de tranchant pour convertir ses deux premières balles de break, obtenues dans le quatrième jeu. Au vu des échanges ne permettant pas de dessiner un scenario, un tiebreak semblait se profiler mais l'Allemand avait une autre idée en tête.
Il a fait craquer Flavio Cobolli quand ce dernier était au service pour rester dans le set. Sur sa première opportunité, le numéro 3 mondial a repris la main dans cette finale en menant deux sets à un. Dos au mur, l'Italien a entamé le quatrième set tambour battant avec le break dès le tout premier jeu. Alexander Zverev a alors pris le parti de faire le dos rond avant de saisir toute opportunité qui se présenterait. Elle est venue dans le sixième jeu et à la quatrième balle de débreak sur un engagement manqué de Flavio Cobolli. Toutefois, le natif de Hambourg a rendu la pareille à son adversaire, qui a repris l'ascendant sans l'avoir demandé. C'est au moment de conclure que ça s'est corsé pour l'Italien.
Zverev enfin maître de l'ocre
En effet, il n'a pas pu aller chercher la moindre balle de set et vu son adversaire revenir à cinq jeux partout. On a alors vu l'Allemand prendre un médicament, signe que tout ne tournait pas rond. Cette fois, le tiebreak est devenu inévitable. Il a tout d'abord vu les deux joueurs se répondre mais c'est bien Flavio Cobolli qui a eu le dernier mot à sa deuxième balle de set. Cette finale s'est alors prolongée dans une cinquième manche pour la troisième année consécutive, entamée après une pause qui a vu l'Allemand recevoir des soins sur le court. Une ultime explication qui a tourné court. En effet, Alexander Zverev a tout de suite pris le service de Flavio Cobolli.
Il a ensuite écarté une balle de débreak pour ce dernier. Un scenario qui s'est reproduit quasiment à l'identique et qui a permis à l'Allemand de mener trop vite quatre jeux à rien. Le Transalpin a alors mis toutes ses forces dans la bataille mais il n'a pu grappiller qu'un engagement remporté blanc. N'attendant pas de servir pour conclure, Alexander Zverev a scellé le sort de cette finale à la deuxième balle de match sur le service de Flavio Cobolli (6-1, 4-6, 6-4, 6-7, 6-1 en 4h16'). Alors qu'Adriano Panatta espérait remettre le trophée à un de ses compatriotes 50 ans après sa victoire à Roland-Garros, c'est l'Allemagne qui brille sur la terre battue parisienne. Un succès qui permet à Alexander Zverev de conforter sa troisième place au classement ATP quand Flavio Cobolli va profiter de ce beau parcours pour intégrer le Top 10 dès ce lundi.













