Roland-Garros : Face à la fronde, la Fédération prête à discuter

Roland-Garros : Face à la fronde, la Fédération prête à discuter©Icon Sport, Media365
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Thibaut Simon, Media365 : publié le mercredi 06 mai 2026 à 11h59

Suite au potentiel boycott de Grand Chelem annoncé par plusieurs joueurs et joueuses dont Aryna Sabalenka, la Fédération française de tennis a offert une réponse ce mardi comme le rapporte Tennis Major.

« À un moment donné, il faudra boycotter si c'est la seule solution pour défendre nos droits. » Les propos d'Aryna Sabalenka ont fait l'effet d'une bombe que peu de gens avaient anticipé. Alors que le Masters 1000 de Rome vient de débuter, une réunion entre les joueurs et joueuses du circuit devrait avoir lieu. Une conséquence des annonces de Roland-Garros sur la revalorisation de la dotation du tournoi. Sauf que le collectif de joueurs a fait part d'une « profonde déception ». L'an passé, il avait cosigné une lettre adressée aux organisateurs des quatre tournois du Grand Chelem, réclamant une meilleure répartition des revenus dont une part de 22 % accordée aux joueurs. Si Sabalenka, Sinner, Paolini ou encore Gauff ont annoncé qu'un boycott pouvait être envisagé, Swiatek a voulu tempérer la situation. C'est au tour de la FFT d'apporter un droit de réponse.

La FFT rappelle son modèle économique

Cette année, Roland-Garros souffrira de l'absence du tenant du titre Carlos Alcaraz. Blessé, l'Espagnol doit renoncer. Une porte ouverte sans doute pour le numéro un mondial Jannik Sinner. Battue l'an dernier en finale, Aryna Sabalenka tentera de remporter son premier Roland-Garros. À moins que la Biélorusse refuse à l'avenir les sollicitations du tournoi parisien. Si l'évolution de la dotation devait être une bonne nouvelle pour les joueurs, elle a finalement eu l'effet inverse. « En 2026, le tournoi de Roland-Garros proposera une dotation totale de 61,7 millions d'euros, soit une augmentation de 9,53 % par rapport à 2025 et d'environ 45 % depuis 2019 », expliquait la FFT.

Face à la fronde, la Fédération a d'abord voulu rappeler les efforts consentis notamment pour les joueurs éliminés dès les premiers tours du tableau de qualification et du tableau principal. Une hausse de 11 % dit-elle. Puis, la FFT rappelle que le modèle « repose sur un cadre économique spécifique » avant d'ajouter qu'elle « est une organisation à but non lucratif, et l'ensemble des revenus générés par le tournoi est réinvesti dans Roland-Garros, ainsi que dans le développement du tennis en France et à l'international. » Les revenus permettent également un développement des clubs au niveau national, des formations, du tennis féminin, du tennis inclusif et du tennis fauteuil.

Les discussions sont ouvertes

Du 18 mai au 7 juin, Roland-Garros ouvrira ses portes dans un contexte tendu. Mais la FFT, qui a rappelé son investissement de plus de 400 millions d'euros dans les infrastructures du site, est ouvert à la discussion. « La Fédération Française de Tennis reste pleinement engagée dans un dialogue continu avec l'ensemble des parties prenantes du tennis mondial et se tient à la disposition des joueurs pour échanger directement avec eux. » Un premier pas suffisant pour le collectif des joueurs ?

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