Roland-Garros (F) : Andreeva salue le travail effectué sur la gestion de ses émotions

Roland-Garros (F) : Andreeva salue le travail effectué sur la gestion de ses émotions©Icon Sport, Media365
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Mathieu Warnier, Media365 : publié le samedi 06 juin 2026 à 21h10

A l'issue de sa victoire en finale de Roland-Garros face à Maja Chwalinska, Mirra Andreeva n'a pas caché que la gestion de ses émotions aura joué un rôle dans ce succès.

Mirra Andreeva s'est définitivement fait un nom. A seulement 19 ans, la native de Krasnoïarsk est devenue ce samedi une joueuse ayant remporté un tournoi du Grand Chelem après sa victoire en finale de Roland-Garros contre Maja Chwalinska. « J'ai dû mal à croire que je fais une conférence de presse avec, à côté de moi, un trophée de Grand Chelem, a-t-elle confié pour entamer son intervention face aux journalistes dans la foulée de la rencontre. Cela a été un de mes plus grands rêves dans ma vie. » Alors qu'elle s'est souvent signalée par des difficultés à gérer ses émotions dans les très grands rendez-vous.

Des difficultés vues lors ses revers sur la terre battue parisienne en demi-finales lors de l'édition 2024 puis en quarts de finale l'an passé. Le travail fait sur elle-même avec le soutien de psychologues a fini par payer à ce niveau. « Je pense que j'ai mieux géré ces deux semaines au plan nerveux, a expliqué Mirra Andreeva dans des propos relayés par le site spécialisé TennisActu. Le début du tournoi était très dur, je ne vous mentirais pas. De toute évidence, j'ai eu des moments émotionnellement difficiles. En parler avec le psychologue m'a aidée à être dans le bon état d'esprit pour les matchs les plus importants de ma vie. »

Andreeva était « très nerveuse » avant la finale

La Russe a également évoqué avoir reçu « beaucoup de conseils, beaucoup de techniques à tenter d'utiliser sur le court, pour mieux gérer les choses et rendre les choses plus faciles ». Interrogée sur la possibilité d'avoir échangé avec sa compatriote Diana Shnaider, battue par Maja Chwalinska lors des demi-finales, Mirra Andreeva a expliqué avoir renoncé à cela. « Je n'ai pas parlé à Diana Shnaider, parce que si j'avais été à sa place, j'aurais été fière de ce que j'ai fait, mais déçue de ne pas avoir gagné », a confié celle qui sera au sixième rang mondial ce lundi. Elle a également admis qu'elle était « très nerveuse » avant d'affronter la Polonaise.

En effet, Maja Chwalinska est une joueuse qu'elle n'avait jamais croisé sur le circuit WTA. « Je savais un peu le genre de jeu qu'elle jouait mais c'est différent quand on joue contre une adversaire contre laquelle on n'a jamais joué, notamment en finale de Grand Chelem », a-t-elle ajouté. Un match qui a été particulier car, au-delà de l'enjeu, le vent s'est invité sur le Court Philippe-Chatrier. « Les conditions aujourd'hui (samedi) étaient très difficiles, il y avait beaucoup de vent qui soufflait dans les deux sens », a admis Mirra Andreeva.

Andreeva : « Je vais rester la même »

« A un moment, je ne savais plus dans quel sens il soufflait et je suis contente d'avoir pu m'adapter aux conditions peut-être un peu plus vite qu'elle », a-t-elle ajouté. Une finale que la native de Krasnoïarsk a toutefois eu du mal à conclure, avec Maja Chwalinska qui a effacé un break de retard. Un retour de la Polonaise qui n'a pas été à son goût. « Je ne voulais pas perdre ces deux jeux, notamment mon jeu de service », a-t-elle lancé avant de confier que le vent a joué un rôle important au moment de sceller le sort de la rencontre.

« J'avais le sentiment que le vent allait vers l'avant, donc on ne pouvait pas frapper aussi fort qu'on le voulait parce que la balle était trop longue, a expliqué la Russe. Je me suis dit : 'je préfère l'autre côté, donc je vais attendre de jouer de l'autre côté'. » Maintenant que son statut a changé, Mirra Andreeva concède que ce sacre en Grand Chelem « va changer quelque chose »... mais pas très longtemps. « Ça va changer pendant les deux ou trois premiers jours à venir, mais je vais rester la même. Je ne vais pas changer, a-t-elle assuré pour conclure. Je pense que cette phrase va devenir l'une de mes phrases typiques dans mes discours. »

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