Aurélien Canot, Media365 : publié le jeudi 04 juin 2026 à 16h39
Bourreau jeudi (6-1, 6-3) dans la première demi-finale de ce Roland-Garros de l'Ukrainienne Marta Kostyuk comme elle l'avait déjà été la veille de Sorana Cirstea, Mirra Andreeva (19 ans) disputera samedi contre Chwalinska ou Shnaider sa première finale en Grand Chelem.
Mirra Andreeva n'a encore que 19 ans. Pourtant, étant donné le talent de la jeune Russe, il semblait presque anormal qu'elle n'ait pas encore eu les honneurs d'une finale en Grand Chelem. Une anomalie que l'actuelle 8e mondiale a gommé ce jeudi sur le court Philippe-Chatrier lors de la première demi-finale du tableau féminin de ce Roland-Garros.
A l'issue d'une nouvelle démonstration, cette fois aux dépens de Marta Kostyuk (victoire 6-1, 6-3 en 1h17), la protégée de Conchita Martinez, sacrée à Wimbledon en 1994, aura l'occasion d'imiter sa prestigieuse coach et d'ouvrir son compteur en Grand Chelem, face à la Polonaise Maja Chwalinska ou à une autre Russe : Diana Shnaider.
Les retrouvailles entre Andreeva et Kostyuk, un mois après la victoire en deux sets (6-3, 7-5) de l'Ukrainienne face à la Russe en finale du WTA 1000 de Madrid annonçait un somptueux duel doublé d'un tout aussi superbe combat. Il n'en a rien été et il n'y a jamais eu photo dans cette demie finalement totalement à sens unique.
Stoppée par Paolini en 2024 et Boisson en 2025
Du premier au dernier point, la lauréate la saison dernière de Dubaï et Indian Wells a mené la vie dure à la 15e au classement, incapable de trouver la clé face à la magnifique mécanique de son adversaire comme elle avait su le faire dans la capitale espagnole le mois dernier.
Andreeva a pris le large dans les deux sets (4-0 dans le premier, 3-0 dans le deuxième) sans jamais laisser à une Kostyuk asphyxiée la possibilité de se relancer. Après que les organisateurs ont décidé de fermer le toit, à 4-1 pour Andreeva dans la deuxième manche, l'Ukrainienne a bien semblé retrouver quelques couleurs. Elle est d'ailleurs revenue à 4-3.
Toutefois, pas déstabilisée pour un sou par cette tentative de réaction de Kostyuk ni gênée par le vent, la jeune championne ayant déjà connu le Top 5 mondial (elle a été numéro 5) a de nouveau appuyé sur l'accélérateur.
Et après avoir pris une dernière fois la mise en jeu de sa malheureuse adversaire, la native de Kranoïarsk, qui disputait là sa deuxième demi-finale à Paris après celle perdue en 2024 contre Jasmine Paolini et avait fait les frais dès les quarts en 2025 de l'ouragan Loïs Boisson, a obtenu le droit de se hisser enfin sur la dernière marche d'un Majeur. En attendant très probablement d'un compter un très vite à son palmarès.












