Quentin Lecointe, Media365 : publié le samedi 06 juin 2026 à 08h30
Programmée ce samedi à partir de 15h, la finale femmes de Roland-Garros mettra aux prises Mirra Andreeva et Maja Chwalinska. Les deux joueuses visent un premier titre en Grand Chelem.
« Je ne sais pas vraiment comment elle joue, je n'ai pas eu l'occasion de vraiment la voir. » Interrogée sur une potentielle finale face à Maja Chwalinska après son succès jeudi face à Marta Kostyuk (6-1, 6-3), Mirra Andreeva a confié méconnaitre sa prochaine adversaire. Et pour cause, la Polonaise a réalisé un parcours totalement improbable à l'occasion de ce Roland-Garros. 114eme mondiale avant le début du tournoi, la gauchère a été contrainte de passer par les qualifications, avant de traverser à la surprise générale le tableau jusqu'à la finale, en ne concédant qu'un seul set sur son passage. Méconnue du grand public, et donc d'une partie de ses adversaires, elle détonne surtout par son jeu atypique, fait de nombreuses variations et de coups en toucher. Un cocktail perturbant pour de nombreuses joueuses habituées à jouer en rythme et cadence.
Chwalinska, comme si de rien n'était
Première qualifiée à atteindre la finale d'un Grand Chelem depuis Emma Raducanu à l'US Open 2021, Chwalinska n'a pas encore eu vraiment l'occasion de réaliser ce qui lui arrivait : « Je suis dans une bulle. Je ne sais pas ce qui se passe. Je suis simplement ravie d'être là. J'essaie de me concentrer sur chaque match, de tout donner. Après le tournoi, j'aurai un peu de temps pour peut-être comprendre tout ce qu'il s'est passé, revivre le tout. » Celle qui dispute seulement son troisième grand tableau en Grand Chelem ne semble pas perturbée par ce nouveau monde qu'elle découvre progressivement. « Rien ne change pour moi, je joue simplement au tennis. Évidemment, le court change, mais je ne fais que jouer au tennis, je m'entraîne. Peu importe contre qui je joue, peu importe le match que je dispute, c'est toujours pareil. Le tennis est plus divertissant quand on peut partager les émotions avec le public, on peut voir leurs réactions. J'ai toujours aimé jouer devant un public qui me regardait », a expliqué la joueuse de 24 ans après sa victoire en demi-finale face à Diana Schnaider (7-6, 6-4).
Premier grand rendez-vous pour Andreeva
Malgré ses 19 ans, Andreeva possède tout de même une expérience plus importante que son adversaire du jour. Elle disputera cependant samedi sa première finale de Grand Chelem, un événement toujours particulier à gérer. Pour appréhender au mieux ce rendez-vous, elle pourra prendre les conseils précieux de sa coach Conchita Martinez, finaliste ici en 2000 et titrée à Wimbledon en 1994. Une relation dont Andreeva semble tirer vraiment les bénéficies depuis récemment selon ses dires : « On parle beaucoup. Elle me donne beaucoup de conseils, elle me parle de son expérience. Je pense qu'à ce point de ma carrière, je suis prête à écouter, prête à changer, prête à travailler sur des éléments nouveaux. Avant, j'écoutais mais je m'en tenais à ce que j'avais fait jusque-là et c'est pour ça que cela ne fonctionnait pas toujours. Maintenant, j'ai l'impression de pouvoir faire pleinement confiance à ce que me dit mon équipe et quand ils me disent quelque chose, je le fais. Je fais ce qu'on me dit et je n'ai plus de doute sur ce qu'ils me disent. »











