Thomas Siniecki, Media365 : publié le jeudi 04 juin 2026 à 22h09
La Polonaise est une finaliste parmi les plus inattendues, et rafraîchissantes aussi, de l'histoire de Roland-Garros et même des tournois du Grand Chelem.
La simplicité désarmante de Maja Chwalinska ne risque pas de changer de sitôt, pas à deux jours de sa première finale sur un tournoi du Grand Chelem. Elle n'a rien d'autre à dire que de partager son incrédulité permanente face à ce qui lui arrive, elle qui va passer au minimum de la 114e à la 21e place mondiale lundi matin (et quatorzième en cas de sacre) : "Après le tournoi, j'aurai un peu de temps pour peut-être comprendre tout ce qu'il s'est passé, revivre le tout. Au moment de ma victoire, j'étais dans un tel état de choc. La joie, la surprise ; tant d'émotions m'ont traversée. J'étais submergée par cette émotion."
"Il n'y a pas d'histoire. Je n'ai juste pas de sponsor"
Elle ne va certainement pas prétendre qu'elle s'attendait à tout ça, après être sortie des qualifications. "C'est quand même un grand changement, bien sûr que c'est difficile de réaliser tout ça. Mais rien ne change pour moi, je joue simplement au tennis. Evidemment, le court change, mais je ne fais que jouer au tennis, je m'entraîne. Peu importe contre qui je joue et le match que je dispute, c'est toujours pareil." C'est toujours plus facile à dire après, mais c'est difficilement contestable au vu de ces résultats franchement lunaires : c'est une recette qui fonctionne plutôt pas mal.
La tornade polonaise de 24 ans, tombeuse de Diane Parry lundi en huitièmes de finale, en profite pour remercier la société qui a payé son hôtel pour trois semaines, mais pour le moment elle ne se concentre que sur le tennis "et on verra bien pour la suite". On cherche absolument quelque chose de croustillant à raconter, par exemple sur son changement incessant de tenue de match en match... "Désolé, mais il n'y a pas d'histoire. Je n'ai juste pas de sponsor."













