Quand Nadal ouvre la boîte à souvenirs

Quand Nadal ouvre la boîte à souvenirs©Media365
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Aurélien CANOT, publié le jeudi 23 mai 2019 à 09h41

Longuement interrogé par nos confrères du Parisien en marge du tournoi de Madrid au début du mois, Rafael Nadal s'est notamment remémoré son meilleur et son pire souvenir à Roland-Garros. Le meilleur joueur de l'histoire sur terre battue et vainqueur à onze reprises du Grand Chelem parisien évoque également sa relation très spéciale avec le public de la Porte d'Auteuil.

Rafael Nadal ouvre la boîte à souvenirs. Alors que le tirage de Roland-Garros n'est plus qu'une question d'heures (il aura lieu ce jeudi à 19h00 et sera à suivre en direct sur notre site) et que le Majorquin, vainqueur à onze reprises du tournoi, sera inévitablement une nouvelle fois l'un des hommes à suivre de la quinzaine, nos confrères du journal Le Parisien lui ont proposé en préambule de se replonger dans les précédentes éditions, et d'évoquer son meilleur et son pire moment sur les courts de la Porte d'Auteuil. Et curieusement, le plus mauvais moment vécu à Roland-Garros par le meilleur joueur sur terre battue de tous les temps n'est pas forcément celui auquel on pouvait s'attendre. « Le pire, c'est 2016, répond ainsi Nadal dans cette longue interview accordée à nos confrères en marge du tournoi de Madrid au début du mois. Plus que la défaite contre (Robin) Söderling en 2019 (en huitièmes de finale). Söderling, c'était dur, moche, mais la vérité, c'est que je vivais une période compliquée. J'avais beaucoup de problèmes au genou et des soucis familiaux. Cela a été un coup dur, mais la défaite fait partie du sport. Il faut l'accepter. Ce n'est pas pareil que de ne pas pouvoir jouer. » Le véritable cauchemar de Nadal remonte, en effet, en réalité à cette édition 2016 qui avait vu le maître des lieux jeter l'éponge sur blessure au poignet gauche à la veille de son troisième tour, qui devait le voir affronter Marcel Granollers.

Nadal : « Ma relation avec le public de Roland-Garros ? Rien que d'en parler, je suis ému »

« Je me sentais préparé pour gagner, avoue pourtant l'intéressé. Je jouais bien de nouveau après une année 2015 difficile, et la main m'a lâché. On ne peut pas faire pire. » Nadal revient en revanche à cette défaite face à Söderling au moment d'évoquer sa relation avec le public parisien. Un rapport très particulier qui s'était soudainement tendu après ce séisme du 31 mai 2009, mais qui a très vite repris des allures d'histoire d'amour, à en croire le « Taureau de Manacor ». « Il y a eu certains moments où le public a été dur avec moi, par exemple cette défaite contre Söderling, se souvient le numéro 2 mondial. Dans le lieu que j'aime peut-être le plus au monde, cela m'a fait mal de voir, non pas que les gens ne voulaient pas que je gagne, mais qu'ils voulaient vraiment que je perde. » « Ne plus sentir cette affection a été très dur », ne cache pas Nadal, ravi que sa love story avec Paris ait repris depuis. « Ces quatre ou cinq dernières années, la relation est redevenue fantastique. Ils m'ont fait vivre des moments incroyables. Je suis ému rien que d'en parler. » Le meilleur de ces moments incroyables ? Son dixième sacre, décroché aux dépens de Stan Wawrinka. « Quand j'ai gagné le numéro 10, j'ai ressenti tellement d'amour et de soutien que cela a été un des moments les plus forts de ma carrière », va même jusqu'à reconnaître Nadal, qui rêve déjà de revivre la même émotion cette année, pour une éventuelle douzième victoire.

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