Mathieu Warnier, Media365 : publié le jeudi 16 avril 2026 à 18h20
Alors que les autres tournois du Grand Chelem cherchent à créer l'événement en chamboulant les habitudes, Roland-Garros souhaite rester ancré dans la tradition. Une prise de position que la directrice du tournoi Amélie Mauresmo a tenu à justifier.
Roland-Garros reste un tournoi à part. Ce jeudi, à un peu plus d'un mois des premiers échanges du tableau principal des Internationaux de France, la directrice du tournoi Amélie Mauresmo s'est présentée face à la presse pour évoquer les changements et autres nouveautés mises en place pour l'édition 2026. Si les primes distribuées aux participants seront revues à la hausse tout comme le nombre de places en vente pour l'« Opening Week » dédiée aux qualifications, durant laquelle une soirée sera organisée autour de Gaël Monfils, l'idée de s'inspirer de ce qui se fait ailleurs n'a pas été à l'ordre du jour. L'an passé, les organisateurs de l'US Open ont chamboulé le tournoi de double mixte en le programmant lors de la semaine des qualifications afin d'attirer des grands noms. En ce qui concerne l'Open d'Australie, ses organisateurs ont fait sensation avec le « Million Dollar One Point Slam ».
Mauresmo ne veut pas « coller à ce qui se fait ailleurs »
Ce tournoi de matchs en un seul point pendant lequel amateurs, professionnels et invités ont fait le spectacle, avec notamment Jannik Sinner surpris par le futur vainqueur, a impressionné. Interrogée sur le sujet, Amélie Mauresmo a assuré n'avoir « pas envisagé de le faire ». Une prise de position qu'elle justifie par sa volonté de garder l'identité du tournoi de Roland-Garros. « Je crois que notre ADN, nos ambitions, ne sont pas forcément de coller à ce qui se fait ailleurs, a confié l'ancienne numéro 1 mondiale. Ce n'est pas non plus d'être après le buzz à tout prix. » Elle ajoute qu'un tel événement « n'est pas quelque chose qui correspond à l'image de Roland-Garros ». Assurant que les Internationaux de France sont « plus dans l'authenticité », avec notamment le maintien des juges de ligne quand ils ont disparu partout ailleurs, elle évoque malgré tout un tournant « vers l'avenir, vers la modernité ».
Roland-Garros embrasse quand même la technologie
Il est ainsi question de permettre au joueurs de porter durant les rencontres des appareils enregistrant leur performance dans le cadre d'une expérimentation inédite. « On souhaite leur permettre d'aller chercher le petit pourcentage supplémentaire », a assuré Amélie Mauresmo pour qui le tournoi parisien « innove sur d'autres choses ». Egalement interrogé sur le sujet, le président de la Fédération Française de tennis (FFT) Gilles Moretton a assuré que « ce qui fait la richesse des Grands Chelems, c'est d'être différent » avec « un tronc commun qui est le sport, le tennis, les tournois en cinq sets ». S'il ne jette pas la pierre aux dirigeants de l'Open d'Australie, assurant que « c'est très bien et tant mieux pour eux » qu'ils aient décidé d'innover avec le « Million Dollar One Point Slam », il assure que les tournois majeurs ne vont « pas se copier les uns, les autres » même si Roland-Garros est prêt à piocher ailleurs pour prendre « ce qui correspond à ce qui est (son) ADN et (ses) valeurs ».












