Pouille : " Roland-Garros ? Je n'arrête pas de date "

Pouille : " Roland-Garros ? Je n'arrête pas de date "©Media365
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Aurélien CANOT, publié le mercredi 15 juillet 2020 à 10h16

Contraint de se faire opérer de ce coude droit qui l'handicape depuis près d'un an, Lucas Pouille avoue ce mercredi qu'il ne prendra aucun risque concernant son retour.

N'en déplaise aux supporters du Nordiste, il semble quasiment impossible que Lucas Pouille soit présent à Roland-Garros cette année (20 septembre au 4 octobre). Toutefois, ce n'est pas le dernier rendez-vous que devrait manquer l'ancien numéro 1 français, déjà officiellement forfait pour l'US Open. Vingt-quatre heures après avoir annoncé qu'il allait devoir se faire opérer de ce coude droit qui ne l'a plus laissé tranquille depuis près d'un an (après sa demi-finale face à Tsonga à Metz fin septembre 2019), Pouille assure ce mercredi dans L'Equipe qu'il ne prendra pas le risque de revenir trop tôt. Pire : il ne cache pas qu'il y a de fortes chances qu'il doive faire l'impasse sur toute la fin de saison. « J'espère vraiment rejouer cette année, mais je prendrai le temps, explique l'intéressé pour le quotidien. Je verrai comment se passe la rééducation et le retour sur le terrain. Il faudra être patient. À chaque fois, je me suis mis des objectifs de date et j'ai été déçu. Donc je n'arrête pas de date. Je ne reprendrai qu'au moment où je serai certain d'être à 1000 %, de ne plus avoir mal. Je n'irai pas sur un tournoi sans avoir fait cinquante sets d'entraînement en servant à 100 %. Ça serait prendre des risques pour rien. Je préfère rater la fin de saison complète et reprendre en 2021 puis faire dix ans au taquet que de reprendre trop rapidement et d'être de nouveau embêté. »

Pouille : « La décision a été compliquée à prendre »

Le 58eme mondial ne se voile pas la face. Il savait que dès lors qu'il opterait pour une opération, il sonnerait du même coup probablement la fin de cette année 2020 décidément bien cauchemardesque pour lui. Pouille reconnaît d'ailleurs qu'il a mûri longuement sa réflexion et vu le maximum de spécialistes avant de devoir se résoudre à passer par la case intervention chirurgicale. Avec tout ce que cela implique. « La décision a été compliquée à prendre (...) Il y a deux-trois semaines, j'hésitais fortement, j'avais toujours l'espoir qu'on me dise que je pourrais rejouer sans passer sur le billard. » Une décision d'autant plus dure à prendre que le demi-finaliste de l'Open d'Australie 2019 ne souffre pas tant qu'il ne joue pas. En revanche, raquette en main, cela semble être un petit calvaire, notamment au service. « À chaque reprise, il n'avait pas mal mais la gêne survenait quand il commençait à servir un peu longtemps. On y est allés très doucement, cinq-dix services par jour pour dérouler l'épaule. On a fait ça pendant le premier mois de reprise », se souvient l'un de ses entraîneurs Loïc Courteau, certifiant que son protégé a suivi « scrupuleusement » les consignes des médecins. L'objectif étant que l'ancien membre du Top 10 parvienne un jour à rejouer normalement. Pour le moment, il n'en doute pas. « Je rejouerai, je n'ai pas d'inquiétudes là-dessus, même s'il y a une peur. Je suis quasiment sûr que je rejouerai normalement après. » Reste à savoir si l'avenir lui donnera raison. Et s'il rejoue un jour, quand interviendra ce retour.

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