Noah attend un hommage à Roland-Garros

Noah attend un hommage à Roland-Garros©Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 18 octobre 2022 à 16h00

Et celui-ci devrait arriver. Mieux vaut tard que jamais, c'est ce que concède Yannick Noah, tout en regrettant que rien n'ait encore été fait jusque-là pour une des légendes des lieux, en tout cas au niveau national en tant que dernier lauréat.



Yannick Noah l'a mauvaise quant à son faible impact, selon lui, à Roland-Garros. Alors qu'il reste le dernier joueur français à s'être imposé à domicile, il y a désormais près de 40 ans (en 1983), et tout simplement le dernier Tricolore à avoir remporté un tournoi du Grand Chelem, il rappelle pour le JDD son passage sur le site des Internationaux de France il y a deux ans - il y est aussi revenu cette année : "J'étais à Roland avec mes enfants : dans le stade, il n'y avait rien de moi, si ce n'est une photo dans un couloir. Je me dis : 'Quand je ne serai plus là, si mes gamins viennent à Roland, on va leur donner un ticket ou pas ?'" Cependant, il salue Gilles Moretton, le président de la Fédération, qui va réparer l'oubli l'année prochaine en prévoyant quelque chose : "C'est cool parce que j'ai pensé un moment qu'il n'y aurait jamais rien, même pas un truc symbolique..."

Interrogé à l'occasion de la sortie de son nouvel album, intitulé La Marfée, il ressent toujours autant de bonheur à se replonger dans le monde de la musique. "Quand la tournée débute, je grogne un peu, car je laisse ma vie qui est cool. Mais dès les premiers concerts, c'est la piquouse du bonheur, le shoot d'adrénaline, on ne se refait pas. D'ailleurs, je ne ressens jamais le trac avant de monter sur scène. Ce n'était pas le cas avec le tennis, où la sentence est de paumer. Autant gagner est puissant, autant perdre est douloureux. Durant ma carrière, j'ai dû jouer 200 tournois, j'en ai remporté 23. Ça en fait, des jours difficiles..." Celui qui est aussi capitaine triple vainqueur de la Coupe Davis, à 26 ans d'intervalle (en 1991, 1996 et 2017) explique qu'avec la musique, il "partage une communion, c'est comme une messe en famille".

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