Monfils : " Je voulais absolument finir "

Monfils : " Je voulais absolument finir "©Media365
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Rédaction Sport365, publié le mercredi 29 mai 2019 à 09h12

Programmé en quatrième rotation sur le court Philippe-Chatrier, mardi, Gaël Monfils a dû patienter jusqu'au début de soirée pour jouer son premier match, contre Taro Daniel. Malgré l'heure tardive et la tombée de la nuit qui guettait, le numéro 1 français a réglé le sort du Japonais aussi rapidement qu'il le souhaitait. Après-coup, le Parisien a avoué qu'il ne tenait pas à revenir mercredi pour terminer ce match et a donc tout fait pour le boucler au plus vite.



Redoutiez-vous ce match débuté au-delà de 20h00 avec le risque qu'il n'aille pas à son terme ?
Je sais que dans ces conditions, il faut rentrer tout de suite dans le match. C'est-à-dire que si tu rentres un peu en dilettante et que ça fait 1-1, 2-2, 3-3, tu commences un peu à psychoter, parce que tu penses au temps, et là c'est compliqué. J'ai réussi à arriver très chaud tout de suite. J'ai fait un échauffement plus technique pour essayer de rentrer tout de suite (dans le match). Je l'ai payé un peu au début du deuxième (set), parce que j'ai trop d'adrénaline, je suis trop speed (sic). Après avoir gagné le premier set, j'aurais dû temporiser un peu pour juste redescendre un peu la pression. Heureusement derrière, j'ai réussi à gagner ce jeu qui était interminable à 5-4. J'étais content d'avoir gagné ce jeu. Je savais que tout de suite, j'allais mettre beaucoup de pression, puisque je servais en premier pour débuter le set. Je voulais servir très fort (il a servi à plusieurs reprises des premières "deuxièmes") pour lui montrer que je voulais aller plus vite et il fallait breaker tout de suite pour lui dire : « on va jouer, mais on ne va pas jouer. »

Pourquoi teniez-vous à jouer en quatrième rotation, sachant que c'est toujours une programmation piégeuse, avec les risques de pluie, la nuit... ?
En début du tournoi, je voulais jouer en quatrième rotation. La pluie, pourquoi pas. Finalement, il n'a pas plu et il y a eu ça. Voilà, je m'en sors bien, je suis content. Je ne pense même plus à cet épisode. Je voulais peut-être me laisser un jour de plus pour souffler pour être bien au niveau de mon genou, être à 200 % quoi.

Est-ce qu'il a été question à un moment de déplacer ce match sur le court Suzanne-Lenglen ?
A un moment, j'ai demandé si c'était possible, mais c'était compliqué. Forcément avec les télévisions. Les gens savaient que j'allais jouer sur le Central, c'était plus dur.
Monfils : « Adrian, c'est un bon guerrier »
Ce scénario rappelle furieusement celui de votre huitième de finale de 2009 contre Andy Roddick, là aussi juste avant la nuit avec déjà une victoire expéditive de votre part contre l'Américain. Y avez-vous pensé ?
Oui, je savais que Daniel Taro servait moins fort que Roddick et que ça allait moins vite et qu'il allait un peu plus me limer (sic), mais non, c'est compliqué, parce qu'on a le stress du premier tour. Je voulais absolument finir aujourd'hui (mardi). Je m'en sors bien et j'ai plutôt bien géré. J'en suis content.

Comment vous êtes-vous trouvé sur le plan du jeu ?
A part le deuxième set, où j'étais trop attentiste, c'est une bonne rentrée. Au premier set, j'étais bien agressif, bien dans mes trajectoires. Au deuxième, je me suis un peu contenté de jouer croisé, croisé, avec mon revers. Je pense qu'à ce moment, comme au premier set, j'aurais dû continuer à mettre plus de pression avec mon décalage coup droit et avec d'autres trajectoires en revers. Après, j'ai bien aimé mes frappes, elles étaient lourdes au premier set, même à la fin. J'ai trouvé de bonnes zones. Je servais pas si mal. Je vais rentrer progressivement dans le tournoi et monter en puissance.

Au prochain tour, vous retrouverez votre compatriote Adrian Mannarino, qui s'est imposé lui aussi juste avant la tombée de la nuit, mais en cinq sets. Que vous inspire ce deuxième tour ?
Ce n'est jamais facile de jouer contre un Français, contre Adrian. Il est gaucher, il a un jeu particulier, il joue des balles très rasantes en revers. Cela fait au moins deux ans qu'il joue beaucoup mieux sur terre battue. Il se sent mieux. C'est un bon guerrier. Ce sont toujours des matchs compliqués contre des Français à Roland. Le public est un peu partagé, ce n'est jamais facile. Il va falloir que je fasse un bon match. La dernière fois, c'était sur gazon. Il a gagné. Il gagne de gros matches. Il a gagné aujourd'hui (mardi). Il va falloir bien servir, être agressif, ne pas le laisser rentrer dans sa routine de jeu et essayer de le bousculer un maximum.

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