La technologie, Djokovic la préfère aux juges de ligne

La technologie, Djokovic la préfère aux juges de ligne©Media365
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Mathieu WARNIER, publié le dimanche 04 octobre 2020 à 12h05

Alors que la technologie a remplacé les juges de ligne lors du Masters 1000 de Cincinnati et sur certains courts lors de l'US Open, Novak Djokovic a ouvert le débat sur le remplacement des juges de ligne.



C'est une charge aussi soudaine qu'inattendue. Quelques minutes après sa qualification pour les huitièmes de finale de Roland-Garros aux dépens de Daniel Galan, Novak Djokovic s'est présenté en conférence de presse et le numéro 1 mondial avait un message à faire passer... qui n'a sans doute pas été du goût des juges de ligne. En effet, face aux micros, le Serbe a fait la promotion de la technologie dérivée du Hawk-Eye, testée lors des Next-Gen ATP Finals depuis 2017, qui a été utilisée à Flushing Meadows pour le Masters 1000 de Cincinnati puis l'US Open sur la plupart des courts pour des raisons sanitaires. « Avec tout mon respect pour la tradition et la culture, et pour les gens qui sont sur le court, je ne vois pas pourquoi les tournois, dans le monde entier, n'utiliseraient pas la technique que nous avons vu sur le tournoi de Cincinnati et l'US Open, a déclaré Novak Djokovic. La technologie est tellement avancée à l'heure actuelle que je ne vois pas pourquoi on devrait se reposer sur des juges de ligne sur le court. »

Djokovic admet des obstacles difficiles à franchir

Mais, Novak Djokovic en convient, le déploiement d'une telle technologie pourrait se heurter à une difficulté, qui serait économique. « Ceci étant, c'est une technologie onéreuse, il y a un problème économique, mais je pense que c'est le sens de l'histoire et qu'il n'y a pas de raison de conserver les juges de ligne, ajoute le Serbe. Les ramasseurs, oui, mais les juges de ligne, je ne vois pas pourquoi. » Conscient qu'une telle prise de position pourrait ne pas être partagée par ses rivaux, Novak Djokovic ouvre la porte à la contradiction, faisant un parallèle avec sa mésaventure de l'US Open. « Peut-être pouvez-vous me dire s'il y a une raison pour laquelle on doit les garder, mis à part la tradition de ce sport, confie le numéro 1 mondial. Et, à ce moment-là, je risquerais moins de faire ce que j'ai fait à New York s'il n'y avait pas de juge de ligne. » Et une des raisons pourrait-être l'incompatibilité du système Hawk-Eye et la terre battue. En effet, face aux caractéristiques de cette surface, le système basé sur la reconstruction par ordinateur de la trajectoire de la balle manque de précision et, en conséquence, n'est pas homologué... contrairement au système Foxtenn, qui utilise des caméras placées à même le court, testé à Rio de Janeiro cette année et qui sera en place dès 2021 sur le Masters 1000 de Madrid.

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