Garcia avec les tripes

Garcia avec les tripes©Media365
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Thomas Siniecki, publié le mercredi 30 septembre 2020 à 20h40

L'essentiel est acquis : Caroline Garcia jouera le troisième tour de Roland-Garros, grâce à sa victoire en deux sets face à Aliaksandra Sasnovitch (7-6, 6-2) mercredi. La Française a sauvé la bagatelle de huit balles de break.

Caroline Garcia était encore livrée à elle-même, cette fois sur le Lenglen, avec la poignée de rares spectateurs qui n'étaient pas derrière Pierre-Hugues Herbert sur le Chatrier, dans la chaleur de ses deux derniers sets contre Alexander Zverev. Devant cette solitude qu'elle déteste tant, la Française a dû faire face à ses démons. Comme une grande. Elle y est parvenue face à Aliaksandra Sasnovitch (7-6, 6-2), au terme d'un scénario pour le moins décousu, marqué notamment par sa petite blessure au genou après le cinquième jeu - elle a dû faire appel au kiné pour poser un strap.

Après trois breaks de chaque côté dans le premier set, Caroline Garcia était aussi menée 5-2 dans le jeu décisif, avant d'enchaîner cinq points de suite. Sauvant une nouvelle balle de break sur son premier jeu de service dans la deuxième manche, elle en a surtout écarté six sur sa mise en jeu suivante pour confirmer son break et ainsi mener 3-1. Ce n'est qu'à ce moment-là que Sasnovitch a définitivement lâché, concédant le double break dans la foulée. Ouf ! Elise Mertens sera un autre morceau vendredi au troisième tour, mais elle est classée au même niveau qu'Anett Kontaveit, que la n°2 tricolore (45eme mondiale) avait brillamment battu pour son entrée en lice (Mertens 20eme, Kontaveit 21eme).

"Il n'y a rien d'autre que la victoire qui peut t'apporter de la confiance et un sentiment de joie, s'enthousiasme Caroline Garcia, réellement heureuse d'avoir remporté un tel combat. Evidemment, il y a eu de bonnes choses. Quand je vais chercher la balle, que je suis dans le terrain, agressive, ça m'apporte beaucoup de points. C'est comme ça que je suis plus performante. A moi de continuer à creuser dans cette direction, il va falloir que j'utilise cette confiance et ce jeu." Avec l'aide, quand même, du - maigre - public : "On s'était tellement habitués à ce que ce soit super calme, j'ai l'impression que la différence est énorme. En plus, ils sont pour moi ! Ils ne sont pas beaucoup, mais ça a déjà son impact." La positive attitude, celle de la guerrière. C'est peut-être ce qui lui manquait le plus.

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