Federer : " J'avais imaginé le pire scénario "

Federer : " J'avais imaginé le pire scénario "©Media365
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Aurélien CANOT, publié le jeudi 30 mai 2019 à 11h46

De retour sur la terre battue de Roland-Garros après quatre ans d'absence, Roger Federer retrouve ses marques au fil des matchs. Mercredi, le Suisse, loin de penser il y a quelques semaines qu'il se promènerait de la sorte lors de ses deux premiers matchs, a terrassé l'Allemand Otte et c'est maintenant le Norvégien Casper Ruud qui se présente sur sa route. Un nom qu'il connaît bien pour avoir joué en même temps que son... père.



Votre nouvelle victoire en trois sets, mercredi contre l'Allemand Otte, est venue confirmer que vous aviez bien raison de ne pas faire l'impasse une quatrième année de suite sur la terre battue et Roland-Garros...
Oui, je me sens vraiment bien. Surtout que je n'avais pas joué depuis tellement longtemps ici. Il y a quelques semaines, avant Madrid, je ne savais même pas si j'allais bien jouer, ni comment j'allais me sentir sur terre battue. J'avais imaginé le pire scénario : perdre au premier tour à Madrid, et avoir un tirage difficile au premier tour ici. Au lieu de ça, j'ai joué beaucoup de matchs à Madrid et à Rome et j'ai remporté mes premiers matchs ici en trois sets. Donc je me dis que la saison sur terre battue a été bien remplie déjà. Et ça, c'est formidable. J'espère pouvoir continuer, mais le prochain tour va certainement être encore plus difficile. On va voir jusqu'où ça va m'amener, mais je suis très heureux. Pour l'instant, tout va bien !

Aviez-vous le souvenir d'avoir débuté un tournoi du Grand Chelem par trois matchs contre des adversaires que vous n'aviez jamais encore affrontés ?
(Fabio) Sonego, je l'avais déjà vu jouer un tout petit peu, (Casper) Ruud aussi, mais peu, c'est vrai. Et Otte, je n'en avais jamais entendu parler avant. Cela m'est peut-être arrivé par-ci par-là de connaître ce scénario. C'est plutôt rare, mais c'est normal. Parce qu'avec les années que j'ai passées sur le tour, forcément... D'habitude, je connais a priori les joueurs, mais bon, ça montre que des nouveaux arrivent et que c'est un peu en train de changer. Jusque-là, ça ne m'a pas touché encore, je suis content. Ils ne m'ont pas encore mis dehors du circuit. Je tiens !

Federer : « Ruud, je connais plus son père »

Casper Ruud n'a que 20 ans et rêvait de vous affronter. Que savez-vous exactement de lui de votre côté ?
Je connais plus son père que lui, même si je n'ai jamais joué le père. Je sais qu'il s'est amélioré ces dernières années. Je pense qu'il joue très bien sur la terre battue. Je ne l'ai pas vu jouer, mais pour qu'un gars de 20 ans, se retrouver sur le court central face à un top player, c'est le rêve. C'est ce qui me faisait rêver quand je vous voulez encore être un joueur professionnel. Ce n'est pas juste le fait de jouer contre un certain joueur, c'est aussi de jouer sur un certain court. Que ce soit sur le Lenglen ou le Chatrier, le prochain match, ce sera ça pour lui. Je ne sais pas qui est son idole. Pour moi, c'était spécial de jouer contre Sampras à 20 ans. J'ai joué Pete à Wimbledon. Vous devez tout prendre, mais vous devez croire que vous avez une chance, parce que si vous arrivez au troisième tour d'un Grand Chelem, ce n'est pas par chance, c'est parce que vous avez dû jouer de bons matchs. Quand on regarde le score de Ruud contre Berrettini, ça veut dire qu'il a fait son job. Il mérite de passer le troisième tour, je vais prendre ce match très au sérieux.

Quand vous vous dites que son père était encore en activité quand vous avez disputé votre premier tournoi du Grand Chelem, ne prenez-vous pas un petit coup de vieux ?
Non, ça ne fait aucune différence. Je savais qu'il (Christian Ruud) était dans le tableau à l'époque. Je ne l'ai jamais joué. Mon coach Ivan a joué contre lui. Je connais les gens que j'ai joués. C'était une époque différente. Je suis heureux. Cela me rend heureux d'avoir une chance de jouer cette génération de joueurs, parce que c'était très différent de ce que je rencontre aujourd'hui.

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