En quoi la terre battue est-elle différente ?

En quoi la terre battue est-elle différente ?©Media365
A lire aussi

Thomas Siniecki : publié le lundi 21 septembre 2020 à 15h54

Roland-Garros a débuté lundi avec les qualifications. L'occasion de rappeler, si vous l'ignorez, pourquoi la terre battue est si spéciale par rapport aux autres surfaces du tennis.



Vous avez peut-être déjà entendu parler du fameux lift puissant de Rafael Nadal sur terre battue. C'est une des spécificités de cette surface, dite lente et qui favorise de gros rebonds, contrairement au gazon qui est rapide et où la balle fuse, ou aux terrains durs (parfois indoor) qui mixent un peu les deux avec une tendance tout de même assez rapide. Si le roi absolu de Roland-Garros n'a pas grand besoin d'en user, tant il fait la différence par ailleurs, les glissades sont aussi parte prenante du jeu sur terre. Gael Monfils, par exemple, en est un des spécialistes. Si vous vous demandez aussi pourquoi l'arbitrage vidéo n'est pas utilisé sur le tournoi du Grand Chelem de Paris, c'est parce que la balle laisse des traces sur le terrain, et que l'arbitre de chaise peut donc aller les vérifier. Malgré tout, il y a parfois des erreurs et le Hawk-Eye devait être testé au mois de mai sur le Masters 1000 de Madrid (finalement annulé).

Isner - Mahut, le contre-exemple absolu

Puisque la terre battue est lente, c'est logiquement là qu'on y trouve les matchs généralement les plus longs. Le contre-exemple absolu, bien sûr, provient du fameux duel sur trois jours et onze heures de jeu à Wimbledon entre John Isner et Nicolas Mahut (70-68 au cinquième set). Car l'herbe, toujours en opposition à la terre battue, est très favorable aux gros serveurs, à qui elle offre régulièrement des jeux faciles à gagner. Jusqu'à l'absurde, parfois... Même si, pour être tout à fait complet, le gazon a également évolué au cours des dernières années. Rafael Nadal, en s'imposant en 2008 lors d'une des plus grandes finales de l'histoire du tennis à Wimbledon, 9-7 au cinquième set face à Roger Federer, a ainsi participé à ce que le jeu sur herbe se déroule aussi en fond de court - alors que le service-volée y était auparavant une religion, notamment avec Pete Sampras. Il est désormais courant de voir la ligne de fond complètement ravagée dès la fin de la première semaine. La terre battue, au moins, n'est donc pas sujette à ces variations.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.