Clinton, le porte-malheur d'Agassi face à Grosjean

Clinton, le porte-malheur d'Agassi face à Grosjean©Media365

Thomas Siniecki : publié le mercredi 23 septembre 2020 à 22h01

Le quart de finale de Sébastien Grosjean face à Andre Agassi, à Roland-Garros en 2001, restera marqué à tout jamais par l'apparition de Bill Clinton en tribune. Le joueur américain n'y a pas résisté, même s'il réfute tout lien de cause à effet.



Le 6 juin 2001, Andre Agassi remporte le premier set de son quart de finale face à Sébastien Grosjean sur le score de 6-1... C'est alors que l'ancien président américain Bill Clinton débarque en tribune, perturbant totalement Agassi ! Sous ses yeux, Agassi se montre incapable de jouer son jeu et perd les deux manches suivantes 6-1, 6-1. Encerclé par 27 gardes du corps, Bill Clinton s'absente en début de quatrième set. Agassi marque trois jeux. Puis à son retour, il s'effondre à nouveau. Deux balles de double break non converties à 2-0, puis deux doubles fautes consécutives pile quand le prédécesseur de George W. Bush revient. Grosjean file en demi-finales (1-6, 6-1, 6-1, 6-3), meilleure performance de sa carrière à Roland-Garros. Après le match, Agassi assurera qu'il n'avait pas vu Bill Clinton.

"Il y a eu énormément d'émotions, se souvient Grosjean (sur le site de la FFT). Quand je sors du court et que je vois tous ces gens debout qui m'applaudissent, ça fait vraiment chaud au coeur." Agassi, à bout de nerfs, ne regarde même pas le Français pour lui serrer la main, prend son sac et s'en va immédiatement. C'était aussi l'heure de gloire pour Nelson Monfort, comme il le confiera plus tard : "Les jeux défilaient et les gardes du corps ne me laissaient pas l'approcher. Mais quand je l'ai vu s'éclipser pour aller aux toilettes, j'ai fait le pied de grue devant avec deux caméras projecteurs allumés, de telle sorte qu'en sortant, il ne pouvait pas me refuser une interview ! A peine c'était terminé, il s'est tourné vers son responsable sécurité et lui a répété plusieurs fois qu'il n'avait jamais donné son accord. Il était énervé. Moi, j'étais bien content de ce petit tour. On n'a pas tous les jours une telle personnalité en entretien !"

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