Claude (Koh Lanta) : " Avec la We Are Tennis Fan Academy, on montre aux joueurs qu'on est là "

Claude (Koh Lanta) : " Avec la We Are Tennis Fan Academy, on montre aux joueurs qu'on est là "©Panoramic, Media365
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Aurélien CANOT, Media365, publié le samedi 28 mai 2022 à 08h09

Fou de sport et grand fan de tennis, Claude Dartois (42 ans) a pris place mercredi au cœur de la fanfare de la We Are Tennis Fan Academy, académie de supporters créée par BNP Paribas en 2015, qui fête son grand retour dans les tribunes de la Porte d'Auteuil après deux ans d'absence, pour animer le Central le temps du match entre Corentin Moutet et Rafael Nadal. L'aventurier connu avant tout pour ses exploits dans Koh-Lanta (il détient le record du nombre d'épreuves gagnées) avoue qu'il a passé un moment exceptionnel. Claude nous parle également de l'importance presque viscérale du sport dans sa vie, de son amour du PSG et des prochains challenges qu'il a prévu de relever.

Claude, vous avez fait partie des ambianceurs de la semaine pour le grand retour de la We Are Tennis Fan Academy dans les tribunes de Roland-Garros. Evan Fournier vous avait montré la voie la veille. Parlez-nous de cette expérience...
Oui, c'est vrai. Evan avait lancé la première journée. Nous allons être plusieurs pendant cette quinzaine à venir ambiancer ce Central. C'était plutôt cool parce que ça faisait longtemps que l'on n'avait pas pu se réunir tous ensemble. Deux années ont passé avec le Covid. C'était la première fois que l'on revenait à Roland-Garros sans restrictions et ça fait plaisir de revoir les gens dans les allées, sans masque, et d'être avec toute une team chaude bouillante pour ambiancer ce Central. C'était très sympa, j'ai vraiment passé une excellente soirée. Tout le monde a joué le jeu, c'était très cool. J'ai été bien accueilli par tout le monde, que ce soit le staff de BNP Paribas, les organisateurs, le groupe de supporters ou les autres personnes invitées à donner de la voix elles aussi. On a vraiment passé un bon moment tous ensemble.

Pour vous qui aimez le tennis, cela doit être un bonheur de pouvoir mettre le feu dans les tribunes d'un stade de tennis, où l'ambiance est généralement plutôt calme, pour ne pas dire inexistante ?
Bien sûr, mais de toute façon, toute manifestation sportive se doit d'avoir un public et des gens qui supportent les athlètes. Dans le tennis, c'est assez stéréotypé, on ne doit pas faire de bruit quand les échanges commencent et tu ne rentres pas dans le stade pour t'asseoir quand le jeu est en cours. Mais c'est justement entre chaque point qu'il faut réconforter les joueurs et leur montrer qu'on est là et qu'on les soutient. En tennis particulièrement, on n'a pas l'habitude d'avoir des groupes de supporters qui lèvent la voix et qui utilisent la grosse caisse pour faire du bruit (rires).

Au cœur du kop de supporters, vous donniez presque l'impression d'avoir fait ça toute votre vie...
J'adore quand les gens se donnent à fond et sont dans l'euphorie de ce qu'ils font. Un joueur français (Corentin Moutet) jouait contre son idole Nadal, c'est la première fois qu'il jouait contre lui et en plus sur le Central, ça donnait envie de donner de la voix pour l'encourager. Quand tu vois les gens à côté de toi qui se donnent à fond, ça donne envie de te donner à fond aussi. Je me suis senti à ma place (rires), et ça m'a bien plu.

Etes-vous un habitué de Roland-Garros ?
Depuis que mon exposition m'a permis de venir plus souvent, oui, forcément (rires). Ca fait quatre années de suite que je viens. Moi, ça me fait toujours plaisir, peu importe l'endroit où je suis dans la tribune, c'est toujours agréable de s'immerger dans ce grand tournoi qu'est Roland-Garros. J'aime beaucoup le tennis. J'y ai joué quand j'étais jeune. A chaque fois, je passe un bon moment.

"Nadal reste El Monstro"

Avez-vous joué à un bon niveau ?
Non, car c'était un sport qui n'était pas vraiment ouvert aux finances de mes parents. J'avais pris quelques cours avec l'école en découverte. Cela m'avait plu, je jouais le week-end. Généralement, je m'incrustais dans le stade, il y avait plusieurs terrains et on trouvait toujours l'astuce d'avoir un court pour échanger des balles avec les copains. Et quand c'était fermé, on jouait contre le mur (rires). Je n'ai pas continué car comme pour tous les sports que j'ai fait, j'ai rapidement voulu en découvrir un autre. Mais c'est un sport qui me plait. Je manie plutôt bien la raquette, j'aime ce jeu. Je joue, mais pas à un niveau exceptionnel. En tout cas, il ne s'est pas révélé le peu de fois où j'ai joué.

Avez-vous un joueur préféré ?
Non. Moi, j'étais plutôt un admirateur des serveurs-volleyeurs, que l'on voit de moins en moins. J'aimais bien Stefan Edberg. Aujourd'hui, forcément, il faut respecter Nadal qui reste « El Monstro ». C'est le spécialiste, difficile à aller chercher sur terre battue, même quand il est diminué. Qu'il ait un bras, une épaule ou un pied douloureux, ça reste quand même compliqué. Je miserais sur lui cette année. Après, à voir si physiquement, il arrive encore frais pour s'attaquer aux gros morceaux comme Zverev, Djoko, qui a gagné l'année dernière et reste l'un des favoris. Je mettrais quand même Djoko, Nadal et Zverev dans mes favoris.

Vous ne voyez pas Carlos Alcaraz l'emporter. Vous le trouvez encore trop jeune ?
C'est vrai que c'est la valeur montante et celui que tout le monde attend, mais je pense que ça va être difficile de déloger les deux grands champions, surtout sur un tournoi aussi long. Il est encore trop jeune pour moi pour le moment.

Quelle place a le sport dans votre vie ?
Il a une place importante dans mon quotidien. Peut-être même encore plus aujourd'hui qu'avant. Quand tu es plus jeune, c'est plus un moment de partage avec tes amis. Aujourd'hui, ça devient un besoin de faire des défis et des challenges. J'ai toujours fait du sport et essayé des sports différents pour en découvrir un maximum. Aujourd'hui, forcément, je suis plus course à pied que sports collectifs. Je joue moins au tennis, au foot en salle aussi, car ce sont des sports un peu délicats pour les chevilles et pas forcément compatibles avec la course à pieds. Les blessures peuvent arriver très vite. J'ai découvert le padel récemment, je ne connaissais pas, j'ai trouvé ça ludique et sympa aussi. Je suis toujours à l'affût de tester un nouveau sport. De toute façon, j'ai grandi avec le sport et ça ne changera pas.

Etes-vous également en sport le mauvais perdant que pouvait laisser penser Koh Lanta ?
Non, franchement, je ne suis pas un mauvais perdant. Vous faites allusion à deux-trois images que vous avez pu voir de moi lors de mon dernier Koh Lanta, mais ce n'est même pas ça. C'est la frustration de ne pas avoir donné le maximum et d'être passé à côté. Mais, non, je ne suis pas mauvais perdant. Au contraire. Je sais reconnaître quand la personne est meilleure que moi. Si je râle, c'est sur moi, pas sur l'autre. J'aime gagner, forcément, mais je ne vais pas rager sur le fait que ce soit l'autre qui ait gagné. Je vais râler davantage sur le fait d'être passé à côté au regard de mes capacités du moment.

"J'ai déjà fait le Mont-Blanc et le Kilimandjaro. L'année prochaine, je m'attaquerai au Cervin"

Au fil des années, vous avez encore mis le curseur plus haut en termes de challenges sportifs. Est-ce dû à un désir de repousser vos limites toujours plus loin ?
Forcément, avec les années qui passent, tu perds en vitesse. Je serai sur le 10 km de Paris le 5 juin, mais je n'irai pas chercher de record personnel parce que c'est la route, je n'ai pas l'entraînement sur la distance et j'ai moins de vitesse qu'avant. Aujourd'hui, le trail est venu naturellement à moi, parce que c'est une course nature, où l'aventure est davantage mise en avant que sur la route. En plus, il y a une réelle dimension stratégique sur la façon d'aborder les douze, quinze ou seize heures que tu vas passer dans la nature avec tout ce qui peut amener d'impondérable. La nature, ce n'est pas quelque chose que tu maîtrises, avec les intempéries, les changements climatiques... Le trail est ce qui me correspond le mieux. Je me suis essayé pour le moment sur 80 et 100 kilomètres, mais je veux tester des distances plus longues pour découvrir d'autres choses. Après, il y a les sommets... Cette année, j'ai un programme assez chargé et j'espère que les petites blessures que j'ai eues récemment me laisseront tranquille.

Sur le Marathon des Sables, avez-vous pris votre pied ?
C'était vraiment un kiff, je n'ai connu aucune souffrance. Pourtant, je n'avais pas couru depuis février. Comme quoi, le corps a une mémoire. J'ai fait ce que j'avais l'habitude de faire, tout ça dans une très bonne ambiance. C'est une aventure qui restera longtemps dans ma mémoire et qui s'est avéré moins dure que ce que j'avais pensé. Même si ce n'était pas évident.

Vous envisagez également de vous attaquer aux plus grands sommets du monde...
Oui, j'ai déjà fait le Mont-Blanc et le Kilimandjaro, alors pourquoi ne pas essayer un 7 000 ou un 8 000 mètres ? L'année prochaine, je miserai sur le Cervin (4 478 m d'altitude). Il reste sur le territoire français et italien, donc ça ne fait pas très loin. C'est très alpin avec un très haut sommet. Tout le monde se reporte sur le Mont Blanc, car c'est historique, que c'est le plus haut sommet européen et qu'il est mythique, mais il y a beaucoup de sommets aux alentours qui sont égaux à quelques centaines de mètres près, mais avec d'autres difficultés et une autre beauté, et le Cervin en fait partie.

Trouvez-vous encore le temps de passer du temps avec vos proches et de travailler avec un tel planning ?
Oui, je travaille toujours (il est chauffeur de maître) mais j'ai la chance d'avoir du temps libre. Après, évidemment, j'essaye d'être présent auprès de ma femme et mes enfants et de bien organiser le tout. Si ça ne tenait qu'à moi, je serais tout le temps en train de faire plein de trucs, mais j'en fais déjà beaucoup. Et c'est bien aussi de pouvoir se reposer en famille.

"Très content que Kylian soit resté"

Est-ce dire que l'on vous verra moins souvent au Parc des Princes pour venir supporter votre équipe préférée : le PSG ?
Je viendrai au Parc tant que je pourrai y venir (rires). Le jour où je déménagerai, ça sera peut-être un peu plus compliqué, mais aujourd'hui j'ai toujours autant de plaisir à aller au Parc supporter l'équipe. Je suis d'ailleurs très content que Kylian (Mbappé) soit resté. Je pense qu'il est resté parce qu'il est attiré par ce qu'il faut : ramener cette Ligue des Champions et marquer l'histoire de ce club. Les gens diront évidemment que l'aspect financier est entré en ligne de compte, mais je crois que son véritable but était de marquer le club avec cette première coupe aux grandes oreilles (sic) à ramener. J'espère qu'il pourra réaliser son rêve.

Êtes-vous proche de certains joueurs du PSG ?
Non, pas du tout, mais j'ai mon neveu qui vient de signer à Toulouse. Il s'appelle Enzo Faty. C'est son premier pré-contrat professionnel puisqu'il a 14 ans et rentre aspirant à Clairefontaine avec les U16. Son frère (Mickaël Faty) est plus grand déjà (il a 25 ans) et joue à Cherbourg. Jouer un jour à Paris ? Je le souhaite à Enzo. C'est un beau numéro 9, un très bon joueur !

Première école de supporters de tennis à travers le monde, la We Are Tennis Fan Academy, fondée en 2015 par BNP Paribas et dirigée par John McEnroe, fait son grand retour cette année à Roland-Garros après une absence de deux ans liée à la pandémie de Covid-19. Ayant pour but d'insuffler une énergie nouvelle au cœur des tribunes en faisant du public un public plus passionné, enthousiaste et solidaire, cette académie invite plus de 500 fans pendant la quinzaine, chargés d'animer dix sessions de soirée du tournoi. Mais ce n'est pas tout : pour rajouter à l'ivresse du moment, différentes personnalités connues pour leurs aptitude à mettre l'ambiance se joindront aux fans en question et partageront ces night sessions. Après Evan Fournier, promu premier ambianceur le temps d'un soir, qui avait lancé la semaine, lundi, cela a donc été au tour de Claude Dartois de Koh Lanta (mercredi) d'animer la fanfare. Suivront LeKemar (samedi), Cartman (dimanche), Chloé Jouannet (lundi 30 mai), Nino Arial et Jérôme Niel (mardi 31 mai) et, enfin, Estelle Denis, le mercredi 1er juin. Par ailleurs, un plateau de dix DJ au rayonnement international se joindra chaque soir à la fête en prenant place aux platines pour mettre le feu au court central avant l'arrivée des joueurs.

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