A fond Gaston !

A fond Gaston !©Media365
A lire aussi

Thomas Siniecki, publié le dimanche 04 octobre 2020 à 13h00

Le feu d'artifice continue pour Hugo Gaston, opposé dimanche à Dominic Thiem en huitièmes de finale de Roland-Garros. Le jeune Français va donc faire face, encore une fois, à ce qu'il se fait de mieux sur le circuit.



On n'a plus envie de l'écrire après son monument de vendredi face à Stan Wawrinka, mais on va le faire quand même si ça peut permettre d'aboutir au même dénouement : Hugo Gaston n'a évidemment aucune chance contre Dominic Thiem. "Je suis vraiment content de l'affronter, c'est un joueur fantastique, fabuleux et quel combattant, s'exclamait le placide Gaston après sa victoire face au vainqueur de Roland-Garros 2015 (avec un 6-0 au dernier set, faut-il le rappeler). Ce sera un match difficile, mais je vais essayer d'en profiter pleinement sur le court, de tout donner pour ne pas avoir de regret. Et on verra bien."

Thiem : "Ça me rappelle mon enfance, quand j'allais à l'école"

Et vaille que vaille, tel est le refrain qui escorte le 239eme mondial depuis le début de ce fabuleux Roland-Garros 2020 pour lui, dans le ton - à un degré moindre - de sa camarade Clara Burel (avec qui il a remporté la médaille de bronze en double mixte aux Jeux Olympiques de la Jeunesse, en 2018). Dominic Thiem est un des trois favoris du tournoi, c'est clair, net et confirmé après les trois premiers tours, où il a dû faire face à une opposition autrement plus corsée que celles proposées à Novak Djokovic et Rafael Nadal : Marin Cilic, Jack Sock puis Casper Ruud.


C'est surtout face à ce dernier que l'Autrichien a été impressionnant, ne lâchant que cinq jeux après avoir été breaké d'entrée 3-1 (6-4, 6-3, 6-1). Ruud restait sur une finale au Masters 1000 de Rome et une demi-finale à Hambourg, pour les deux tournois de préparation sur terre battue... Dominic Thiem, dans cette ambiance étrange, se sent comme un poisson dans l'eau. Un poète, presque : "On se réveille et il fait encore nuit... A Bercy, ils commencent plus tôt, on se réveille à sept heures et c'est normal qu'il fasse nuit. Mais généralement, quand on joue en mai, il y a beaucoup de luminosité. Là, je me lève à sept heures et tout est noir, ça me rappelle mon enfance quand j'allais à l'école. C'est intéressant, ça montre que tout est particulier et inhabituel cette année." Ce n'est pas Gaston qui dira le contraire.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.