Open d'Australie : Mannarino ne sait jamais (ou presque) contre qui il va jouer

Open d'Australie : Mannarino ne sait jamais (ou presque) contre qui il va jouer©Panoramic, Media365
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Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 19 janvier 2022 à 19h45

Héros français du deuxième tour de l'Open d'Australie, en giflant Hubert Hurkacz sans ménagement (6-4, 6-2, 6-3), Adrian Mannarino s'est confié sur une de ses habitudes de préparation. A 33 ans, il s'y est toujours tenu.



Adrian Mannarino n'a pas battu un top 10 mondial pour la huitième fois de sa carrière, mais c'est tout comme... Vainqueur du onzième joueur à l'ATP, Hubert Hurkacz, le Français a impressionné au deuxième tour de l'Open d'Australie en l'emportant en trois sets secs (6-4, 6-2, 6-3). Il assure avoir "déjà fait de meilleurs résultats, à Wimbledon notamment" : "J'ai dû gagner des matchs plus durs contre des adversaires moins bien classés. C'est vrai que j'ai été très solide, c'était très bien tactiquement, mais de là à dire que c'est ma plus belle... Je m'en fous, l'important c'est d'avoir gagné."

"Une fois, j'étais avec Simon pendant une heure. J'allais l'affronter, il ne m'a rien dit"

Le 69eme joueur mondial assume de "pourrir le jeu, lui mettre des mauvaises balles sur lesquelles il n'arrive pas à s'appuyer" : "Quand ça fonctionne, on a l'impression d'être un génie. Sinon, d'être complètement débile." Mannarino précise que "le classement de l'adversaire est la dernière chose" sur laquelle il se concentre, assurant avoir "vraiment du mal à rentrer dans le match contre certains autres joueurs moins bien classés".


"Lui, je savais que je pouvais l'emmerder", reprend le Val-d'Oisien, qui révèle une façon bien à lui d'aborder les matchs : "Si je vois le nom avant, je me dis que c'est foutu. Je l'ai vu au premier tour pour James Duckworth, et je me suis fait quinze fois le match dans ma tête, j'étais épuisé. Si je ne sais pas, je prépare mieux, j'ai plus d'énergie. En 30 secondes, je sais ce que je peux faire contre un adversaire. Tous les autres joueurs français le savent, donc ils ne m'en parlent pas, ils respectent. Une fois, j'ai pris le petit-déjeuner avec Gilles Simon pendant une heure alors que j'allais l'affronter après, il ne m'a rien dit." Alors, en espérant que Mannarino ne lise pas cet article (mais du coup, on n'en doute pas) : au troisième tour, ce sera Aslan Karatsev, le quinzième mondial, avant potentiellement Rafael Nadal en huitièmes.

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