Open d'Australie : Djokovic, un temps mort qui ne passe pas

Open d'Australie : Djokovic, un temps mort qui ne passe pas©Media365
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Thomas Siniecki : publié le dimanche 02 février 2020 à 17h26

Novak Djokovic est certes parvenu à remporter sa 17eme couronne du Grand Chelem dimanche, à Melbourne. Mais le Serbe a été fortement tancé pour son temps mort médical, clairement remis en cause par de nombreux observateurs qui estiment que « Djoko » a joué l'intox.



Novak Djokovic a dû quitter le terrain dimanche lors de la finale de l'Open d'Australie, à la fin du troisième set, afin de prendre un temps mort médical. « C'était l'une de mes finales les plus éprouvantes, a-t-il ensuite expliqué. Je me suis senti mal, comme si je n'avais plus aucune énergie. J'avais eu à peu près la même chose en demi-finales, contre Roger Federer, et j'ignore pourquoi... J'ai donc essayé, dans la mesure du possible, de trouver une parade. » L'attitude du Serbe a été fortement décriée par un bon nombre d'acteurs du monde du tennis, à l'instar de Lleyton Hewitt aux commentaires locaux pour Nine : « Ce qui le rend malade, c'est probablement d'avoir deux breaks de retard dans le troisième set. » Les médecins ont évoqué une déshydratation... Le désormais détenteur de 17 titres du Grand Chelem l'a finalement emporté en cinq manches, 6-4, 4-6, 2-6, 6-3, 6-4.

Di Pasquale : « Il n'aura jamais la popularité de Nadal et Federer »

En France, les consultants Eurosport n'ont pas apprécié non plus. Camille Pin, d'abord : « Il a perdu ses moyens psychologiquement, il était en perdition mentale avec deux avertissements pour dépassement de temps au service. Appeler le kiné, je dis non, c'est clair ! On n'aime pas que ça se passe ainsi, alors qu'en face il est extrêmement fair-play. Ce langage du corps a aussi perturbé son adversaire, je ne valide pas. » Jean-Paul Loth, ensuite : « Il se plaint un peu que le public ne soit pas toujours pour lui, mais faire croire qu'il est atteint physiquement alors qu'il a une réelle baisse mentale... Il fait un peu de cinéma, et le jeune Autrichien se laisse prendre. » Et la dernière lame pour Arnaud Di Pasquale, celle qui fait peut-être le plus mal : « En se comportant comme ça, il n'aura jamais la popularité qu'il attend, celle de Rafael Nadal et Roger Federer. Il n'aura pas l'adhésion du public. Il n'avait pas mal, il a rejoué à un niveau exceptionnel. »

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