Open d'Australie : Djokovic "torturé" ?

Open d'Australie : Djokovic "torturé" ?©Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le jeudi 06 janvier 2022 à 14h51

C'est l'avis de Viktor Troicki, son ami et capitaine de l'équipe serbe de Coupe Davis, pour qui Novak Djokovic, non-vacciné et qui s'est vu interdire l'entrée en Australie, est victime d'un "scandale énorme".



Alors que Novak Djokovic, non-vacciné contre le Covid-19 et qui bénéficiait d'une exemption pour disputer l'Open d'Australie, s'est vu interdire l'accès au pays par les autorités locales et a obtenu un sursis jusqu'à lundi après avoir fait appel de cette décision, les Serbes s'insurgent. Aleksandar Vucic, le président de la Serbie, a accusé mercredi l'Australie de "mauvais traitement" envers le numéro un mondial, et son capitaine de Coupe Davis a également pris sa défense. "C'est un cauchemar pour le sport. Jamais aucun athlète, pas seulement joueur de tennis mais un des plus grands champions au monde, n'a été traité de cette façon, torturé en quelque sorte, a ainsi lâché Viktor Troicki, rapporte L'Equipe. C'est un scandale énorme, qui n'a rien à voir avec le tennis ou le sport, c'est juste politique. Le gouvernement fédéral australien a décidé de montrer son pouvoir et de faire un exemple. Novak a reçu une exemption pour aller là-bas, tout était clair, et qu'elle ne soit plus valide maintenant, c'est une blague."

"Des conditions de merde"

La communauté serbe d'Australie se mobilise aussi pour son champion. Ils sont nombreux à être venus le soutenir au Park Hotel, dans le centre de Melbourne, l'hôtel où il se trouverait actuellement, tout comme une trentaine de réfugiés. Un traitement dénoncé par son ami Troicki. "Il est dans des conditions de merde dans un hôtel avec des réfugiés ou des migrants. Ce n'est pas vraiment comme ça qu'on devrait traiter un champion de sa trempe, neuf fois vainqueur de l'Open d'Australie", tonne-t-il encore. Pour lui, Djokovic, auteur d'un message qui a mis le feu aux poudres sur les réseaux sociaux, où il expliquait qu'il rejoignait l'Australie et qu'il bénéficiait d'une exemption, "n'a rien fait de mal, il n'a provoqué personne. Il avait une exemption, point final ! Il était autorisé à aller là-bas, il pensait que tout allait bien et qu'il n'y aurait aucun problème le concernant. La suite des événements n'est qu'un non-sens." Il espère maintenant que "ce cauchemar va bientôt se terminer."

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