Fed Cup - Benneteau : " Caroline Garcia est contente d'être là "

Fed Cup - Benneteau : " Caroline Garcia est contente d'être là "©Media365

Rédaction Sport365, publié le mercredi 06 février 2019 à 14h52

A trois jours du coup d'envoi de ce Belgique-France marquant les débuts de Julien Benneteau et le grand retour de Caroline Garcia en Fed Cup, le capitaine des Bleues fait le point. Le tout jeune retraité des courts ne cache pas qu'il se méfie des Belges, surtout chez elle, mais apprécie de pouvoir s'appuyer sur l'équipe qu'il rêvait d'avoir sous ses ordres.

Avec du recul, qu'est-ce qui, dans votre discours, a, selon vous, convaincu Caroline Garcia de faire son retour chez les Bleues ?
Je ne sais pas si c'est mon discours, mais Caroline est contente de revenir en équipe de France. Elle a dit hier (mercredi) devant les filles que si elle était là, c'est parce qu'elle était contente d'être de nouveau avec elles, de jouer la Fed Cup et en équipe de France. Après, si mon discours a fini de la convaincre tant mieux, mais je pense que la raison principale, c'est qu'au fond d'elle, elle avait envie de revenir à ce moment-là.

Comment se sont passées les retrouvailles entres les filles ?
On s'est retrouvés hier (mardi), ça s'est bien passé. On s'est installé. Caroline est arrivée un peu avant nous. Je suis allé la voir, on a un peu échangé. Ensuite, on a discuté tous ensemble, de manière très intelligente et professionnelle. Après, j'ai repris la parole pour réorienter le sujet sur ce premier tour et cette semaine, et que l'on fasse tout pour que les filles qui joueront soient les meilleures possibles pour nous permettre de gagner cette rencontre.

Comment abordez-vous ce Belgique-France, qui marquera vos débuts comme capitaine ?
Je suis heureux, car j'ai l'équipe que je rêvais d'avoir. Caroline Garcia ? Vous parlez beaucoup du retour d'elle, mais elle n'est pas la seule à nous retrouver. Il y a aussi le retour d'Alizé (Cornet), qui est très important. Elle fait partie de cette équipe de France depuis très longtemps, et elle joue un tennis très intéressant depuis le début de la saison. Alizé est une fille qui est mature, intelligente et qui est très appréciée dans un groupe. Il y a aussi Kristina (Mladenovic) et Pauline (Parmentier) qui ont toujours répondu présent ces dernières années, et ça aussi, c'est très précieux. Elles ont montré par le passé qu'elles étaient capables de faire de très bons matches en Fed Cup. Pour moi, ça représente un atout de plus.

D'autant que vous disposez aussi de Fiona Ferro...
Oui, c'est très bien aussi d'avoir une jeune comme elle. Par son classement et ses résultats, elle a a gagné sa place en équipe de France. Elle découvre cette ambiance, mais elle apporte sa fraîcheur. C'était super de voir son visage au dîner quand on lui a donné sa veste de l'équipe de France pour la première fois. C'est super aussi de la voir se donner à fond sur les entraînements. Elle montre beaucoup d'enthousiasme.

Vous êtes donc un capitaine comblé ?
Oui, pour un capitaine, c'est appréciable d'avoir une équipe avec tous ces profils différents et de pouvoir s'appuyer sur un groupe uni et tourné vers un seul et même objectif : être le meilleur possible face à la Belgique.

Benneteau : "Tant pis pour ma tête !"

Comment allez-vous bâtir votre équipe ? Sur l'expérience ou la forme du moment et aux entraînements ?
Peut-être un peu sur tout ça. Quand j'étais joueur, je disais toujours que tout ce qu'on pouvait faire, c'était de se préparer du mieux possible pour donner le plus possible mal à la tête au capitaine au moment pour lui de faire ses choix. Si je me retrouve dans cette situation, tant mieux pour l'équipe, et tant pis pour ma tête ! (rires) Pour le moment, ma sélection n'est pas arrêtée. On verra en fonction de ce qui se passera sur le court.

Connaissez-vous les joueuses belges et si oui, que vous inspirent-elles ?
Bien sûr que je les connais ! (il sourit) C'est aussi pour ça que je suis allé à Melbourne. La Belgique a une équipe très solide et très homogène avec une leader, Elise Mertens, qui est très constante sur le circuit depuis un moment. Derrière, qu'il s'agisse d'Alison Van Uytvank ou de Kirsten Flipkens, elles ont chacune des jeux un peu atypiques.

Comment voyez-vous cette rencontre ?
Sur le papier c'est une rencontre très serrée, et je pense que ça sera aussi le cas sur le court. L'entraîneur belge a plusieurs options aussi, à nous de bien nous préparer et de jouer du mieux possible. On a gagné 3-2 l'an dernier, mais, cette année, on joue ici en Belgique, et ça donne un léger avantage aux Belges. Ca va être très difficile.

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