La Coupe Davis toujours critiquée

La Coupe Davis toujours critiquée©Panoramic, Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le lundi 19 septembre 2022 à 15h40

La nouvelle formule de la Coupe Davis peine toujours à convaincre, notamment au niveau populaire. Les Bleus, qui ont joué à Hambourg devant des tribunes clairsemées, n'ont pas manqué de pester contre cette Coupe Davis new-look.



Les Bleus ne dépasseront donc pas la phase de groupes de la Coupe Davis. Battus par l'Allemagne (1-2) puis l'Australie (1-2) la semaine dernière à Hambourg, les hommes de Romain Grosjean ont sauvé l'honneur en dominant la Belgique (2-1), devant des spectateurs bien peu nombreux. Mais ils ont terminé à la troisième place de leur poule et ne disputeront pas les quarts de finale, en novembre à Malaga. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cette expérience leur laisse un goût amer dans la bouche. Plus en raison de la drôle d'ambiance qui règne désormais dans cette compétition plutôt qu'à cause de leur élimination précoce. Des critiques qu'on entend régulièrement depuis la reprise de la compétition par la société Kosmos du footballeur Gerard Piqué.

"Les rencontres dans cet état-là, avec le froid, pratiquement à l'extérieur, avec très peu de spectateurs... Il faut que toutes les instances se réunissent pour trouver la meilleure formule, pour retrouver l'esprit de la Coupe Davis. À part sur une ou deux rencontres, il n'y a personne. Les conditions ont été difficiles pour tout le monde. Il faisait moins de 10 degrés. Il faut trouver la bonne formule, peut-être étaler les matches sur deux ans. Et que le public participe à la compétition", a tonné Grosjean en conférence de presse.

Ferrer défend la compétition

Plus offensif, Nicolas Mahut, qui a disputé le double en Allemagne, estime que "c'est vraiment triste depuis 2019 (et le changement de formule, ndlr). Ça n'attire personne. Ça n'a donc pas réservé de grandes surprises. Ça a été un fiasco populaire. Il y a plein de choses à revoir, dont le prix des places. Autour de 80 euros, c'est beaucoup trop... Je ne sais pas qui a pris cette décision-là. Même contre l'Allemagne, ce n'était pas rempli à moitié. De toute façon, on en revient toujours au même..." Des critiques entendues par l'organisation, mais vite balayées d'un revers de main.

"Je pense que ce format est là pour rester, tout est beaucoup plus clair de cette façon, a déclaré à Punto de Break l'ancien joueur David Ferrer, aujourd'hui directeur de la phase finale de la Coupe Davis. Ce qu'il se passe, c'est qu'il est impossible que tout le monde soit d'accord. Finalement le plus important ce sont les joueurs, qui sont ceux qui jouent dans la compétition. A cet égard, Kosmos essaie de beaucoup écouter les joueurs." Pas tous, visiblement... Des critiques qui ne devraient pas faiblir si la phase finale était déplacée à Abu Dhabi, comme il en était question. "Ils veulent vendre l'âme de la Coupe Davis en la déplaçant au Moyen-Orient pour cinq ans... C'est vraiment ridicule, ils tuent la compétition", s'était emporté le sélectionneur australien Lleyton Hewitt l'an dernier.

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