Italie-France - Noah : " Ce n'est pas l'équipe de France contre Fognini "

Italie-France - Noah : " Ce n'est pas l'équipe de France contre Fognini "©Media365

Rédaction Sport365, publié le mercredi 04 avril 2018 à 15h51

Privé de ses quatre Mousquetaires pour la première fois depuis qu'il a endossé le rôle de capitaine des Bleus, Yannick Noah aborde malgré tout le quart de finale contre l'Italie avec sérénité, ne serait-ce qu'au regard de la forme du moment de Jérémy Chardy. Ravi par ailleurs de la perspective de disputer ce quart dans un environnement atypique, Noah tient à rappeler que cet Italie-France ne sera pas un Fognini-France, contrairement à ce que beaucoup pensent.

Comment abordez-vous cette rencontre face à l'Italie et son numéro 1 Fabio Fognini ?

On se concentre dans un premier temps à être à cent pour cent de nos capacités mentales pour jouer ce match. On connaît nos adversaires, on connaît leurs forces, on respecte leurs forces. S'ils montrent des faiblesses, il faudra en profiter. Ils ont une équipe avec un numéro 1 qui est fort, qui a fait un bon premier tour, qui essaye de renouveler sa qualité de jeu. On a aussi des armes. Ça va être un match serré. Mais ce n'est pas l'équipe de France contre Fognini, c'est l'équipe de France contre l'équipe d'Italie, parce qu'il y a aussi un bon double et un numéro 2, quel qu'il soit, qui jouera sans aucune pression chez lui. Lorsque l'on joue chez soi sans pression en Coupe Davis, on ne peut pas avoir de meilleures conditions pour faire un bon match. On s'attend à des matches difficiles. Ça sera un match palpitant.

Qu'est-ce qui vous laisse penser ça ?

Les France-Italie, quel que soit le sport, c'est toujours un événement. Quand on s'entraînait côte à côte, on s'est un peu toisés, gentiment. Mais il y a un vrai respect. Il va y avoir de la bagarre, de la tension, mais c'est un plaisir d'être ici. Quand j'étais joueur, j'ai toujours aimé jouer en Italie. J'ai plus ou moins commencé ma carrière professionnelle avec les tournées Satellites. Entre mon histoire, mes amis et les rencontres que j'ai faites, j'ai plein de bons souvenirs ici.

Pour la première fois de votre ère comme capitaine, vous ne pouvez compter sur aucun des Mousquetaires. Comment le vivez-vous ?

On a un groupe de huit à dix joueurs depuis les trois ans de mon capitanat. C'est un groupe qui tourne. Effectivement, j'ai réalisé que c'était la première fois cette semaine (qu'ils devaient se passer de Tsonga, Monfils, Gasquet et Simon), mais pour nous, c'était quelque chose d'assez naturel. On a fait des rencontres où ils étaient seulement deux de ce fameux groupe. J'ai un groupe d'une dizaine de joueurs, ills sont interchangeables. Après, ils s'entendent bien les uns les autres, donc quand il y en a deux, trois ou quatre qui ne sont pas là, les autres prennent le relais. Ils ne sont pas là pour différentes raisons. Jo (Tsonga) s'est fait opérer hier. Apparemment ça s'est bien passé. En ce qui concerne Richard, il essaye de reprendre mais il a des difficultés.

Noah : « J'aime beaucoup de genre d'atmosphère »

Que vous inspire l'état de forme actuel de Jérémy Chardy ?

Je le trouve très bien. Il arrive avec beaucoup de confiance, il a fait des très bons matches aux Etats-Unis (à Indian Wells et Miami). Il a bien joué. Il a un jeu naturel qui s'adapte assez rapidement à la terre battue, c'est un point important. Le passage de l'indoor puis des courts en dur à la terre battue, c'est assez compliqué. Par leur technique, certains joueurs s'adaptent plus rapidement. Jérémy fait partie de ces joueurs. Pour les autres, on aurait quand même eu besoin d'un peu plus de temps. C'est un bon atout.

Comment trouvez-vous les conditions de jeu, ici à Gênes ?

Quand on est arrivés ici, on a été agréablement surpris. On a l'impression de jouer dans un club à l'ancienne, avec de l'âme. Ça fait quelques années que l'on joue plutôt dans des salles, très rarement dans des clubs. Jouer dans des conditions pareilles, c'est agréable, j'aime beaucoup ce genre d'atmosphère. Il y a un côté un peu nostalgique. Le site est très agréable, on est impatients de le voir avec du soleil et du public. C'est un très joli lieu pour une rencontre de Coupe Davis. La ville est sympa, on s'est un peu promenés au-dessus de la marina, on a bu une bière. Ça a l'air très joli. On est allés dans des restaurants où on s'est bien régalés. Mais quand on est en préparation, on n'a pas l'opportunité de voir grand-chose.

Le programme des entraînements n'a-t-il pas été compliqué à bâtir avec la pluie ?

C'est vrai que c'est un peu compliqué lorsqu'on joue à cette période à l'extérieur. On s'attendait à des conditions pas simples. Mais c'est bien organisé. Il y a un club avec des courts couverts, donc on a pu anticiper et jouer sur terre battue à l'intérieur. Il y a aussi un court bâché ici, donc on s'arrange. Au niveau de l'entraînement, ça se passe plutôt bien. Apparemment, aujourd'hui (mercredi), c'est le dernier jour où il va faire ce temps-là. Après, ça devrait se découvrir, on fera ce qu'il faudra.

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