Coupe Davis (finale) : Le sorcier Noah a encore réussi son coup

Coupe Davis (finale) : Le sorcier Noah a encore réussi son coup©Media365
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Aurélie SACCHELLI, publié le lundi 27 novembre 2017 à 01h01

De retour aux commandes de l'équipe de France de Coupe Davis depuis l'an passé, Yannick Noah n'aura mis que deux saisons pour aller glaner son troisième Saladier d'Argent en tant que capitaine. Avec des hauts et de bas.

De notre envoyée spéciale à Villeneuve d'Ascq,

Cette fois-ci, il n'y a pas eu de Saga Africa sur le court, mais Yannick Noah n'a pas caché sa joie de remporter sa troisième Coupe Davis en tant que capitaine de l'équipe de France. L'ancien vainqueur de Roland-Garros a réussi son pari, là où Arnaud Clément avait échoué avant lui. De retour aux affaires depuis 2016, vingt ans après le triomphe des Bleus à Malmö, Noah n'aura mis que deux saisons pour soulever le trophée. Attendu comme le Messie, notamment par Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet, qui ont tout fait pour qu'il revienne, le natif de Sedan ne s'attendait peut-être que cela soit aussi difficile avec cette jeune génération qu'il connaissait mal, mais il a fini par imposer sa patte. « Notre truc, c'était ensemble depuis le début. Après on a changé parce qu'on trouvait que ça swinguait moyen mais le fond du truc, c'est qu'on est ensemble, toujours », a-t-il reconnu dans son long monologue dimanche en conférence de presse.
Seul Monfils n'a pas pris le pli du capitaine Noah
Lors la première rencontre de la « deuxième ère Noah », en Guadeloupe contre le Canada l'an passé, le capitaine a fait confiance aux Mousquetaires Tsonga-Gasquet-Simon-Monfils, mais dès le tour suivant, en République tchèque, il a choisi de mettre en place une « vraie » équipe de double, à savoir Herber-Mahut, pour remporter le si précieux point du samedi, et titulariser le jeune qui monte, Lucas Pouille. Mais c'est lors de la rencontre suivante, en Croatie, que les problèmes ont commencé, avec le forfait de dernière minute de Gael Monfils, le meilleur Français de la saison 2016, blessé... en montant les escaliers de l'hôtel. Après l'élimination des Bleus, le capitaine s'est posé la question de continuer ou pas sa mission. Et après une réunion avec tous ses joueurs en marge de Bercy, il a décidé de retourner au combat. Même si Jo-Wilfried Tsonga lui a un temps dit qu'il ne faudrait pas compter sur lui en 2017, en raison de la naissance de son premier enfant. Pour le voyage au Japon début février, Tsonga était donc absent, tout comme Monfils, mis à l'écart, qu'on ne reverra d'ailleurs plus en 2017, pour cause de blessure. La cicatrice croate de Zadar ne semble pas tout à fait refermée, malgré les sourires de circonstance, et l'avenir nous dira si le lien entre les deux hommes est juste distendu ou vraiment cassé.
Noah et Tsonga se sont rapprochés
Pour le quart contre les Britanniques en avril à Rouen, Noah a sous-entendu que son n°1 n'était pas forcément motivé par la compétition et qu'il allait « donner la priorité à ceux qui étaient là lors des deux premiers tours ». Une polémique vite dissipée lorsque le Manceau, via une lettre diffusée lors du Masters 1000 de Monte-Carlo, a annoncé qu'il était bien décidé à disputer la suite de la campagne. En demies en septembre contre le Serbie, Tsonga était bien là, mais c'est le capitaine a eu un comportement assez étrange sur sa chaise, semblant être là sans être là, parlant très peu à ses joueurs. « En demie, ça m'a défoncé la gueule cette culture de la loose. C'est dur, la culture de la loose ! Très dur, parce que ce n'est plus un match, tu ne joues même plus contre l'adversaire, tu joues même parfois contre des gens de ton équipe. Notre équipe, c'est quoi ? C'est notre pays », dira Noah ce dimanche après la victoire. Voulant mettre fin à tout prix à cette culture de la loose, le capitaine, a semblé investi d'une mission depuis le début du stage de préparation. Il a dû faire des choix qui n'ont pas été compris par tout le monde, il en a « chialé comme jamais », et ses choix se sont avérés bons, notamment celui de faire confiance à Richard Gasquet plutôt qu'à Nicolas Mahut pour le double. « En cas de défaite, ça aurait été chaud pour ma gueule », reconnaissait-il d'ailleurs ce samedi.
Le troisième capitaine le plus titré de l'histoire
Avec cette troisième victoire dans la compétition, il devient le troisième capitaine le plus titré de l'histoire (derrière l'octuple vainqueur australasien Norman Brookes et le quadruple vainqueur britannique William Collins). De quoi lui donner envie de continuer l'année prochaine (si ses joueurs sont d'accord), ce qui ne semblait pas aussi évident que cela lors de la demi-finale. Dès le mois de février contre les Pays-Bas à Albertville, le sorcier Noah devrait donc être sur la chaise. Maintenant qu'il a trouvé la recette pour gagner avec cette génération, pourquoi pas rêver du doublé?

 
209 commentaires - Coupe Davis (finale) : Le sorcier Noah a encore réussi son coup
  • Le pire de toute cette mascarade est que dès aujourd'hui ce sorcier et ses ouailles vont aller se précipiter en Suisse pour planquer le pognon qu'ils ont ""gagné""

  • Le pire de toute cette mascarade est que dès aujourd'hui ce sorcier et ses ouailles vont aller se précipiter en Suisse pour planquer le pognon qu'ils ont ""gagné""

  • On s'en fou de Noah , n'importe quoi , le fric rien que le fric !!!!!

  • On s'en fou de Noah , n'importe quoi , le fric rien que le fric !!!!!

  • A vaincre sans péril....on triomphe avec éclat! La puissance financière qui domine cette parodie de compétition masque la honte que devrait ressentir tous les protagonistes....face à une équipe belge (sic!) et ce n'est pas une histoire drôle car nous allons indirectement contribuer à financer cette dispendieuse caricature qui déshonore tout le sport...il se dit même que pour la prochaine édition, le gourou de la secte songerait à engager en finale l'équipe handisport du Zimbabwe...

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