Coupe Davis (finale) : Le message de Noah a été entendu, le public français a été au rendez-vous

Coupe Davis (finale) : Le message de Noah a été entendu, le public français a été au rendez-vous©Media365
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Aurélie SACCHELLI, publié le samedi 25 novembre 2017 à 20h27

Au lendemain des critiques de Yannick Noah, le public français a largement répondu présent pour le double de ce samedi, puisque c'est dans une ambiance fabuleuse que Richard Gasquet et Pierre-Hugues Herbert se sont imposés. A confirmer dimanche...

De notre envoyée spéciale à Villeneuve d'Ascq,
Il faut croire que le spectateur français est plus en forme le samedi que le vendredi...  Alors que Yannick Noah avait taclé les « 20 000 spectateurs » tricolores à l'issue de la première journée de la finale de la Coupe Davis, le message du capitaine est visiblement passé, car l'ambiance au Stade Pierre-Mauroy était nettement plus chaude pour ce double décisif. Certes, les Belges étaient moins nombreux (ils avaient rendu environ 800 des places qui leur étaient allouées pour ce samedi), mais il y avait tout de même plus de monde dans les tribunes (27 432 personnes, contre 25 185 la veille). Et cela a donné une ambiance rarement vue en Coupe Davis en France. C'est le capitaine lui-même qui l'a avoué ! « Le public a été extraordinaire aujourd'hui. C'était une ambiance fantastique. En tant que capitaine, je n'ai pas le souvenir d'avoir eu une telle ambiance depuis toutes ces années. Je pense que cela se rapproche de l'atmosphère de ce que l'on avait vécu, qui était déjà unique à l'époque, à Lyon (finale de la Coupe Davis 1991, ndlr). 25 000 personnes, cela fait du bruit. Quand on est au milieu de ça, ça fait une belle décharge », reconnaissait le capitaine.

Claping et ola dans les tribunes
Grâce au début de match tonitruant de la paire française, les spectateurs lillois sont immédiatement entrés dans le match, et contrairement à la veille, aucun karaoké n'a été diffusé sur l'écran géant pour les aider à être à l'unisson avec les deux groupes de supporters. Marseillaise, clapping, ola..., tout y était ! Même la tribune présidentielle n'a pas hésité à se lever et donner de la voix, à l'image de Laura Flessel, Bernard Giudicelli ou Amélie Mauresmo. Avec la montée en puissance des Belges dans la deuxième manche, les supporters des Diables Rouges ont également fait monter les décibels (principalement avec des « Come on Belgium ! », en anglais histoire de ne pas faire de jaloux entre Wallons et Flamands...), mais sans commune mesure avec la veille.

Herbert harangue la foule à 3-3
Déjà chaud pendant les deux premiers sets, le public lillois est encore monté en température dans le troisième, quand les Belges ont fait le break pour mener 3-4, sur un coup droit de De Loore qui a touché Herbert à la tête. Le Brugeois, qui servait dans la foulée, a sans doute alors reçu la pire bordée de sifflets de sa carrière, mais est parvenu à remporter sa mise en jeu. « L'ambiance était fabuleuse, a reconnu Gasquet après la partie. Hier (vendredi), il y a eu des matchs des deux côtés assez à sens unique. C'est plus difficile pour le public. Quand il a fallu qu'il soit là, c'était incroyable aux troisième et quatrième sets. C'est capital d'avoir le public de notre côté. C'est pour ça qu'on joue à la maison. Il faut s'en servir. » Autre grand moment de ce match, à 3-3 dans la quatrième manche quand, Herbert, qui avait visiblement senti que ce fameux septième jeu allait être capital, a harangué le public sur chaque point, et la France a fait le break. Restait à Herbert à conclure, et même si l'arbitre a dû appeler au calme à plusieurs reprises, l'Alsacien a su garder le sien. 

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