Cinq choses à savoir sur ... Sinner, le héros italien

Cinq choses à savoir sur ... Sinner, le héros italien ©Panoramic, Media365

Clément Pédron, Media365 : publié le dimanche 26 novembre 2023 à 22h00

Grâce à sa victoire sur Alex de Minaur ce dimanche (6-3, 6-0), Jannik Sinner a offert à l'Italie sa deuxième Coupe Davis de son histoire après 1976. Voici cinq choses à savoir sur la tête de gondole du tennis transalpin.


Il est polyglotte

Ne vous fiez pas à sa tignasse rousse qui pourrait rappeler l'Irlande, Jannik Sinner est bien Italien, plus précisément de San Candido, une petite ville du Sud-Tyrol dans les Alpes italiennes à une petite dizaine de kilomètres de la ville la plus proche en Autriche. Et c'est justement grâce à cette proximité avec cet autre pays que le jeune né le 16 août 2001 va développer ses aptitudes linguistiques. En effet, le tennisman parle trois langues, à commencer donc par l'allemand, majoritairement parlé en Autriche. Au média du tournoi de Roland Garros en 2021, le droitier reconnaissait que la langue d'Outre-Rhin est sa langue « maternelle ». « J'ai appris l'italien à l'école et l'anglais en me déplaçant sur les tournois dans le monde entier ». Au cours de cette mini interview, Sinner a également annoncé vouloir apprendre le français même s'il connaît quelques mots.

Il a démarré par le ski

Grâce à sa ville de naissance et avant de s'orienter vers le tennis, Jannik Sinner a débuté le ski. Et le moins que l'on puisse dire est que l'Italien aurait pu faire carrière. Jusqu'à l'âge de 13 ans et alors que son père lui a mis une raquette (de tennis) entre les mains à 2 ans, l'actuel 4ème mondial au classement ATP a pratiqué les deux sports en même temps. « Alberto Tomba était l'un de mes héros mais je préférais Bode Miller, car j'adorais son style, avouait le jeune homme à Eurosport Italie. Le ski ? Un sport où la performance ne dure que deux minutes ne pouvait pas me passionner. Le ski est un sport dangereux, si l'on fait une mauvaise chute, on peut être absent une année entière. »

Il est le choix du sorcier

Juste après avoir opté pour le tennis, Jannik Sinner est repéré à l'âge de 13 ans par Ricciardo Piatti. Le « Sorcier » du tennis italien le voit jouer et tombe immédiatement sous son charme. Dès lors, le futur grand tennisman quitte son Sud-Tyrol pour Bordighera en Ligurie loin de sa famille, une situation difficile mais qui le fera grandir. « Ce n'était pas facile de quitter la maison, mais j'étais heureux » s'est remémoré l'Italien. Avec Piatti comme entraîneur, Jannik Sinner a gravi peu à peu les échelons et cette réussite actuelle est le fruit d'une collaboration particulièrement salvatrice.

Il est engagé

Jannik Sinner, ce n'est pas qu'un jeune tennisman de 22 ans aujourd'hui. C'est aussi un homme engagé qui s'est particulièrement distingué lors du Covid. À Bergame en Italie - où l'épidémie a été la plus forte - et où l'Italien a remporté son premier tournoi Challenger, il est connu pour avoir adressé un don de 12 500 euros aux hôpitaux. Sur les réseaux sociaux, alors que l'Italie était confinée, il a lancé un jeu intitulé « #SinnerPizzaChallenge » où il s'engageait à reverser 10 euros pour chaque pizza le représentant lui ou une figure de l'Italie.

Il est 4ème mondial à l'ATP

Il faut se rappeler tout le chemin parcouru pour Jannik Sinner pour avoir une impression de sa progression. Au mois de février 2019, l'Italien, qui a débuté sa carrière professionnelle en 2018, figurait à la 551ème place mondiale. Aujourd'hui, au moment de refermer cette saison 2023, il est 4ème mondial et a remporté quatre titres cette saison (Montpellier, Open du Canada, Pékin Vienne) et a participé à trois finales dont celles du Masters 1000 de Miami et des ATP Finals. Cette Coupe Davis remportée grâce à lui, a sublimé une année bien remplie.

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