ATP - Rome : Nadal domine Djokovic en trois sets et s'adjuge le tournoi pour la dixième fois

ATP - Rome : Nadal domine Djokovic en trois sets et s'adjuge le tournoi pour la dixième fois©Media365

Aurélien CANOT, Media365, publié le dimanche 16 mai 2021 à 19h58

La cinquième confrontation en finale à Rome entre Rafael Nadal et Novak Djokovic a vu l'Espagnol avoir le dernier mot. Le numéro 2 mondial remporte le tournoi pour la dixième fois de sa carrière et sera une nouvelle fois l'immense favori pour la victoire à Roland-Garros.

Ave, Rafa ! L'empereur de Rome, c'est indéniablement Rafael Nadal. Vainqueur en trois sets (7-5, 1-6, 6-3, 2h50 de jeu) de Novak Djokovic dans la finale rêvée depuis le tirage au sort et à l'occasion du 57eme duel entre les deux immenses champions, Nadal a confirmé qu'il était bien le maître du Foro Italico, comme il l'est également à Barcelone, Monte-Carlo, Roland-Garros, ou, à un degré moindre, Madrid. Sorti vainqueur de cette cinquième finale face à Djokovic - et assurément l'une des plus décousue - le meilleur joueur de tous les temps sur terre battue a inscrit son nom au palmarès du Masters 1 000 romain pour la dixième fois de sa carrière, deux ans après son dernier sacre, déjà aux dépens du Serbe, et là aussi après que son rival numéro 1 l'a poussé à disputer une troisième manche. Une fois de plus quoi qu'il en soit, c'est le gagnant du premier set dans ce choc qui a fini par l'emporter. C'est pourtant Djokovic, vainqueur sortant (Nadal s'était arrêté en quarts de finale) et quintuple lauréat du tournoi, qui avait fait le break d'entrée. Le Majorquin a répondu du tac au tac en recollant immédiatement. Après une nouvelle frayeur sur ce court qu'il n'aura cessé de critiquer durant toute la semaine (après avoir glissé sur la ligne d'un couloir dimanche, il a encore pesté contre la qualité de la terre battue, notamment en fond de court), il a fait mieux en enlevant le premier set 7-5 alors que c'est le numéro 1 mondial qui s'était retrouvé à deux points du gain de la manche, à 5-4.

Nadal perd pied, Djokovic se relance 



Vexé, le Serbe s'est rebellé - et profité d'une grosse baisse de régime - dans un deuxième set qui avait, certes, débuté sur une balle de break en faveur de Nadal mais que l'Espagnol n'a pas su convertir. Ensuite, il n'y a plus eu de set proprement dit. Djokovic a profité de deux amorties complètement manquées de celui qui n'était encore que le nonuple vainqueur à Rome à ce moment de la rencontre pour décramponner Nadal, et même s'envoler après un nouveau break. Finalement sonné sur un 6-1 en 45 minutes (ce dont peu de joueurs peuvent se vanter contre l'Espagnol), le roi des lieux paraissait alors au bord du KO. Pourtant, il s'est accroché au début du dernier set pour ne pas laisser de nouveau Djokovic prendre les devants. Le Serbe en a pourtant eu l'occasion, sur la première balle de break du set, à 2-2. Mais alors qu'il avait pris le dessus dans l'échange, il a gâché l'opportunité en commettant une grosse faute en coup droit. Une aubaine pour « le Taureau de Manacor », qui restait devant (3-2) après avoir effacé deux balles de break en faveur du vainqueur du dernier Open d'Australie dans ce cinquième jeu. Et il a bien fait, car dans le jeu suivant, Djokovic est passé complètement au-travers et Nadal a pu signer le premier break - blanc - de la manche pour mener 4-2 à la sortie d'un somptueux passing de revers en bout de course.

Djokovic laisse passer sa chance et craque physiquement

Peut-être émoussé par son samedi fou (il avait battu Tsitsipas et Sonego en trois sets dans la même journée en passant tout près de la défaite face au jeune Italien), le « Djoker » était en train de lâcher prise progressivement. Et malgré une première balle de match sauvée sur son service, il était dit que cette fin de choc verrait Nadal avoir le dernier mot. Après avoir offert une deuxième balle de match en faveur du Majorquin sur un retour trop long, le numéro 1 mondial a d'ailleurs définitivement déposé les armes sur une énorme faute en revers.



Le Serbe mène toujours sur l'ensemble des confrontations (29-28). En revanche, il partage désormais le record de victoires en Masters 1000 (36) avec son vainqueur du jour. Et ce dernier, sept mois après avoir corrigé en finale à Paris ce même Djokovic, sera une fois de plus l'immense favori à sa propre succession Porte d'Auteuil.



ROME (Italie, Masters 1000, terre battue, 2 563 710€)
Tenant du titre : Novak Djokovic (SER)

Finale
Nadal (ESP, n°2) bat Djokovic (SER, n°1) : 7-5, 1-6, 6-3

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