ATP - Monte-Carlo - Tsitsipas : " Je devais être Stefanos "

ATP - Monte-Carlo - Tsitsipas : " Je devais être Stefanos "©Panoramic, Media365
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Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le samedi 16 avril 2022 à 11h06

Stefanos Tsitsipas a décroché vendredi une incroyable victoire en quarts de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo aux dépens de Diego Schwartzman. Retour sur cette rencontre monumentale.



Le Masters 1000 de Monte-Carlo a traversé une journée de vendredi complètement ahurissante. La journée a été très longue avec quatre quarts de finale qui se sont étalés sur quasiment 12 heures de temps. La « faute », où plutôt un enchantement pour les fans de la petite balle jaune, à des rencontres toutes disputées en trois sets. On a eu l'impression que les rencontres étaient toutes plus folles les unes que les autres. Cela avait d'abord commencé par le renversement opéré par Alejandro Davidovich Fokina contre Taylor Fritz (2-6, 6-4, 6-3), puis les deux matchs suivants se sont conclus au jeu décisif de la dernière manche. Grigor Dimitrov a pris le dessus sur Hubert Hurkacz (6-4, 3-6, 7-6) et Alexander Zverev a dompté Jannik Sinner (5-7, 6-3, 7-6). Mais on n'avait encore rien vu...

Tsitsipas mène 6-2, 5-2 puis connait un gros trou d'air

Car l'ultime rencontre de ce vendredi fou entre Stefanos Tsitsipas et Diego Schwartzman a offert de multiples rebondissements dont les heureux spectateurs se souviendront toute leur vie. Impossible de tout raconter ici, mais le joueur grec, tenant du titre sur le Rocher, a fini par se sortir des griffes de son adversaire argentin après un départ pourtant canon et après avoir frôlé la catastrophe. Rembobinons quelque peu... Le finaliste du dernier Roland-Garros (battu en 5 sets par Novak Djokovic après une avance de deux manches) a déployé une entame de rêve. Tsitsipas menait en effet 6-2, 5-2 grâce à ses coups puissants et une solide confiance. Puis au moment de servir pour le match à 5-3, la machine s'est grippée...

Un plongeon à la Boris Becker

Le numéro 5 mondial a connu un gros trou d'air. Bilan : 11 points consécutifs concédés, un tie-break perdu 7 points à 3 et un début de dernier set cataclysmique (4-0 pour Schwartzman). Qui aurait pu alors parier sur un retour de Tsitsipas dans la nuit monégasque ? Un supporter acharné, peut-être, son père, ou un zombie... Mais il fallait bien rester éveillé, même devant sa TV, pour le prolongement de cette incroyable tragédie grecque. Schwartzman s'est mis à douter et Tsitsipas est revenu dans le coup. Le joueur hellène a enchainé trois breaks puis s'est offert une balle de match sur un prodigieux plongeon à la volée et une balle amortie gagnante, tel un Boris Becker des grandes heures à Wimbledon. Et Tsitsipas a fini par lever les bras à sa deuxième opportunité.


Quel match ! Il était 22h56 et le 5eme joueur mondial s'imposait après 2h43 de jeu. « Le match était vraiment très serré. Cela ne marchait pas pour moi. C'est alors que j'ai probablement commencé à penser que je pouvais clore ce match en ma faveur. Diego est Diego. Je devais être Stefanos dans ce 3eme set. Une sorte de playback, je dirais. Il semblait dominer massivement et avait une dynamique parfaite dans tout ce qu'il faisait. J'ai juste essayé de rester dans le match autant que possible. Je voulais durer le plus longtemps possible sur ce court. Cela a très bien fonctionné », a confié Stefanos Tsitsipas qui ne pensait « pas avoir connu un tel come-back » dans sa carrière. Il devra vite retrouver ses esprits et ses jambes car une grosse demi-finale l'attend contre Alexander Zverev, samedi après-midi.

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