Santoro triste de ne pas pouvoir aider les joueurs français

Santoro triste de ne pas pouvoir aider les joueurs français ©panoramic, Media365
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Aurélie Sacchelli, Media365, publié le dimanche 04 juin 2023 à 10h00

Ancien n°17 mondial et retraité depuis 2010, Fabrice Santoro confie ce dimanche dans les colonnes de L'Equipe sa tristesse de n'avoir jamais été appelé pour aider le tennis français, qui vit une période difficile.

Il est consultant pour Amazon Prime et intervieweur sur le court pendant Roland-Garros et travaille tout le reste de l'année dans la finance. Mais Fabrice Santoro (50 ans) regrette de ne pas jouer un rôle actif dans le redressement du tennis français, qui vit une période difficile avec aucun joueur qualifié pour le troisième tour Porte d'Auteuil. Dans une interview accordée à L'Equipe, l'ancien n°17 mondial, vainqueur de deux Coupes Davis et deux Open d'Australie en double, lance un appel à la FFT, se disant disponible pour donner des conseils à des joueurs de haut niveau. « À l'issue de ma carrière, j'ai eu pas mal de demandes de l'étranger pour collaborer avec différentes fédérations. Mais je me disais que, d'une part, j'avais envie de vivre en France parce que j'avais été assez privé de mon pays pendant 20, 25 ans de circuit et, d'autre part, je me tenais à la disposition de ma Fédération. (...) Quand on me suggère de m'occuper des 12-13 ans, c'est comme si on demandait au pâtissier Christophe Michalak de faire une blanquette de veau. Mes compétences, si j'en ai, sont sur le très haut niveau, pas sur le secteur de la formation. Il y a des dizaines d'entraîneurs meilleurs que moi », explique Fabrice Santoro, qui cite l'Espagne en exemple, avec Juan Carlos Ferrero, Carlos Moya ou encore Sergi Bruguera présents auprès des meilleurs joueurs.

Santoro : "Je ne suis pas aigri, je suis triste"

L'homme aux six titres en simple et 24 en double est en désaccord avec les membres de la FFT qui estiment que la France fait face à un "trou générationnel" et appelle à prendre de meilleures décisions : « C'est trop facile d'aller direct à la conséquence. Pour moi, il y a un "trou" des bonnes décisions mais il n'y a pas de trou générationnel dans un pays qui a un million de licenciés, des ressources inépuisables, des clubs, Roland-Garros, des pôles, des courts de tennis jusque dans n'importe quel village. C'est comme ça, on n'y est pour rien ? Non. Et je suis absent. Je ne suis pas aigri, je suis triste. (...) On parle souvent de la famille du tennis français. On devrait plutôt parler de famille politique. Si t'es pas dans la famille politique, tu ne bosses pas. Et moi, je ne fais pas de politique... » Après Jo-Wilfried Tsonga, qui a regretté de ne pas avoir accès au player-lounge de Roland-Garros (l'accès lui a été autorisé depuis), un autre ancien grand joueur français tente de donner un coup de pied dans la fourmilière pour relancer le tennis français. Pendant ce temps, le Péruvien Juan Pablo Varillas (94eme mondial), l'Autrichien Stefan Ofner (118eme) ou encore l'Argentin Tomas Etcheverry (49eme) vont disputer les huitièmes de finale de Roland-Garros.

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