Thomas Siniecki, Media365 : publié le vendredi 01 mai 2026 à 22h54
Il n'y aura pas de première finale en Masters 1000 pour le grand espoir français, mais son tournoi de Madrid aura été une vraie réussite.
Arthur Fils n'espérait pas spécialement un exploit face à Jannik Sinner, vendredi en demi-finales du Masters 1000 de Madrid (6-2, 6-4). Il envisageait plutôt ce match dans le cadre d'un vrai plan de carrière : "Je dois jouer plus de matchs à ce niveau contre les cinq meilleurs joueurs au monde, pour être habitué. Pour le moment, j'ai joué des très bons matchs contre de très bons adversaires, mais ce ne sont pas les meilleurs. Une fois que je serai habitué, on pourra parler de vrais matchs. Pour le moment, ce ne sont que des nouvelles expériences, donc ça fait partie du voyage."
"Quand on va se rejouer, j'espère que j'aurai appris"
Affronter le n°1 mondial, bien sûr, c'est différent, et le n°1 français (25e mondial) l'a ressenti et a emmagasiné tout ce qu'il a pu : "Contre lui, jouer du très bon tennis ne suffit pas. Le deuxième set a été meilleur de mon côté, j'ai eu quelques petites occasions mais je ne les ai pas saisies. Il n'y avait pas de point facile." Il n'avait jamais réellement eu à ferrailler avec une telle cadence sur terre battue, ce qui lui servira évidemment : "Je ressors avec pas mal de réponses à mes questions. J'ai trouvé des solutions au second set en variant un peu plus, en restant un peu plus solide dans ma diagonale de revers. C'était de mieux en mieux. C'est comme ça, c'est une expérience en plus. Quand on va se rejouer dans des gros matchs, j'espère que j'aurai appris de cette défaite et que je pourrai faire un meilleur match."
Son idée, on le sait, est de pouvoir rivaliser avec ces joueurs, comme il le rappelle encore lui-même. Et d'avoir ses chances, ce qui passe par énormément d'entraînement et donc de rendez-vous de ce type, qu'une amélioration constante de son classement doit pouvoir lui apporter avec de plus en plus de tableaux en ce sens. A commencer, par exemple, par des deuxièmes semaines sur des tournois du Grand Chelem. C'est même un prérequis obligatoire.










