L'avertissement de Leconte sur le calendrier

L'avertissement de Leconte sur le calendrier©Icon Sport, Media365
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Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mardi 02 juin 2026 à 21h10

Finaliste à Roland-Garros en 1988, Henri Leconte ne supporte pas les cadences infernales imposées aux joueurs actuels.

Roland-Garros va se dénicher un nouveau lauréat, dimanche prochain. Novak Djokovic (vainqueur en 2016, 2021 et 2023) est tombé prématurément, devant le formidable Joao Fonseca qui a confirmé depuis (contre Casper Ruud) et affrontera Jakub Mensik pour une place dans le dernier carré, ce mardi en session nocturne sur le court Philippe-Chatrier. Et tandis que Stan Wawrinka, lauréat en 2015, a fait ses adieux au tournoi après son revers au premier tour, le double tenant du titre Carlos Alcaraz avait déclaré forfait bien avant le début de l'épreuve, blessé au poignet droit .

Finaliste au Masters 1000 de Monte-Carlo (face à Jannik Sinner, éliminé lui aussi très tôt à la porte d'Auteuil cette année), l'Espagnol va manquer plusieurs mois de compétition. La faute au calendrier ? Pour Henri Leconte , dans le cœur des Français pour toujours après sa finale à « Roland » en 1988 (défaite devant Mats Wilander) et le triomphe en Coupe Davis en 1991, la saison tennistique est trop longue et les joueurs jouent trop.

« Ils vont tuer les joueurs »

« Cela devient fou. Il y a trop de tournois, fulmine Leconte dans La Dernière Heure. Il faut lever le pied. Les joueurs sont des humains, pas des machines. Ils commencent début décembre la préparation et finissent la saison en novembre. Ils n'ont quasiment plus de repos et de vacances. C'est pour ça qu'il y a beaucoup de blessures et elles seront de plus en plus longues si on ne change rien. »

« Avec des problèmes aux poignets, au dos, aux genoux, il va y avoir de la casse, poursuit « Riton » auprès de nos confrères belges. Ils vont tuer les joueurs. Quand on voit Alcaraz, cela m'inquiète. Il ne jouera pas Wimbledon et je me pose déjà des questions pour l'US Open. »

« Les tournois du Grand Chelem nous sauvent »

L'ancien numéro 5 mondial (en septembre 1986) aime toutefois beaucoup le tennis actuel : « Le Big 3 (Djokovic, Nadal, Federer) me manque parce qu'on a connu 17 années exceptionnelles avec 3 joueurs différents. Mais aujourd'hui, j'aime voir Sinner, Alcaraz et d'autres booster le circuit. Le tennis est devenu de plus en plus physique. C'est devenu impressionnant. Comment ils frappent ! Avec il est vrai un matériel différent de mon époque. D'autres sports arrivent et concurrencent le tennis mais les tournois du Grand Chelem nous sauvent. »

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