FFT : Escudé, le nouveau DTN, détaille ses objectifs

FFT : Escudé, le nouveau DTN, détaille ses objectifs©Media365
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Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mardi 16 mars 2021 à 16h26

Nouveau DTN du tennis français, Nicolas Escudé a dévoilé son plan pour relancer la petite balle jaune en France. L'ancien joueur surtout installer un nouveau système de formation.



Ça a bien bougé dans le tennis français ces derniers temps. Avant que Pierre-Hugues Herbert ne parvienne à se hisser magnifiquement en finale de l'Open 13 de Marseille (défaite en trois sets contre Daniil Medvedev), la Fédération française s'est dotée d'un nouveau président en la personne de Gilles Moretton. Puis, derrière cette arrivée du Lyonnais, Nicolas Escudé a été nommé par intérim à la tête de la direction technique nationale. L'ancien vainqueur de la Coupe Davis a évoqué ses plans dans sa nouvelle mission. Le nouveau DTN veut surtout installer un nouveau système de formation.

Escudé : « Dans l'idéal, je souhaite que le système qu'on va mettre en place soit pérennisé. La formation d'un joueur, ça prend du temps. C'est une construction de tous les jours »

« Il y a forcément des choses à changer mais elles ne sont pas encore toutes identifiées. On ne va pas partir d'une feuille blanche. Le but n'est pas de changer pour changer, a d'abord souligné Escudé d'après L'Equipe. Il y a des choses qui fonctionnent très bien. N'oublions pas qu'on a eu, il n'y a pas si longtemps, quatre joueurs dans les dix (Gasquet, Tsonga, Monfils, Simon). Une génération exceptionnelle. Mais je veux minimiser les trous générationnels. Je vois le travail de la DTN comme un travail au long cours. On ne recherche pas le résultat à court terme. On va faire un état des lieux et j'y apporterai ma sensibilité et ma vision des choses. »

« Je veux être humble : je n'oublie pas que je ne suis que de passage. Je vais apporter mon énergie mais pour asseoir une politique dont les fruits ne se verront pas avant un ou deux ans. Dans l'idéal, je souhaite que le système qu'on va mettre en place soit pérennisé. La formation d'un joueur, ça prend du temps. C'est une construction de tous les jours », a ajouté Escudé qui va se consacrer à sa tâche à 100% et abandonner son rôle de consultant à Eurosport ainsi que ses fonctions de directeur du challengeur de Brest.


« Moi, ce que je veux, c'est que les choses aient été bien faites avant, pour que le couronnement suprême soit possible »

« L'idée est d'arriver au lieu et au moment exact pour taper la balle, quel que soit le geste du joueur, qui peut être différent de l'un à l'autre. Je veux que nos jeunes soient tout le temps " au rendez-vous avec la balle ". Ça s'enseigne dès le plus jeune âge si on veut accéder au plus haut niveau. Que ce soit clair : je ne parle pas ici d'être le meilleur en minimes, en cadets ou en juniors. Le but ultime, c'est de soulever une Coupe du Grand Chelem. Avec une certitude : on peut les former du mieux qu'on peut, la dernière marche leur appartient. Notre boulot aura été fait. Moi, ce que je veux, c'est que les choses aient été bien faites avant, pour que le couronnement suprême soit possible », détaille le « Scud » qui compte « remettre du volume et de la masse au bas de la pyramide, à travers de pôles. Le système précédent était trop sélectif. Je ne crois pas qu'on puisse se construire tennistiquement et humainement en restant dans son coin. Le tennis est un sport individuel mais c'est un sport de confrontation. Il faut que tout ça vive. Plus on a de jeunes, plus on se donne les chances d'en avoir un qui aille au bout d'un Grand Chelem. Quand on est jeune, la compétition est importante mais ce n'est pas une finalité. C'est une étape. Ce qui compte, c'est la construction. » L'ancien 17eme mondial a également souligné qu'il est ouvert sur ce qui se fait à l'extérieur, que ce soit à l'étranger et dans les académies privées.

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