« Dégoûté de moi-même » : La confession d'un ex-39e mondial, qui avoue s'être dopé

« Dégoûté de moi-même » : La confession d'un ex-39e mondial, qui avoue s'être dopé ©Icon Sport, Media365
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Guillaume Marion, Media365 : publié le mercredi 04 février 2026 à 16h55

Alors qu'il fut 39e mondial, Marinko Matosevic a reconnu s'être dopé par le passé. Dans un communiqué, l'Australien s'en est pris à l'ITIA, qui a ouvert une enquête à son sujet.

Voilà une confession qu'on n'a pas l'habitude d'entendre. En effet, le dopage est encore un sujet assez difficile à traiter, comme l'a récemment prouvé l'affaire Jannik Sinner. Or, via un communiqué publié par le média "The First Serve", Marinko Matosevic a reconnu s'être dopé en février 2018 lors d'un tournoi à Morelos (Mexique), où il a fait une transfusion sanguine. Alors qu'il a un temps été 39e mondial au classement ATP, l'Australien a évoqué cette affaire, lui qui avait pris sa retraite dans la foulée.

Visé par une enquête de l'Agence internationale pour l'intégrité du tennis (ITIA), le principal intéressé a préféré prendre la parole pour donner sa version des faits et s'en prendre à l'organisme. « C'est le cœur lourd et l'esprit clair que j'écris ceci. Je fais l'objet d'une enquête de l'ITIA, qui porte sur une méthode interdite que j'ai utilisée en février 2018. Je peux confirmer que c'est vrai », a dans un premier temps reconnu Matosevic.

Matosevic a pris sa retraite peu après s'être dopé

« Même si l'ITIA n'a aucune preuve réelle de ma faute, j'ai décidé d'admettre ce que j'ai fait en raison du caractère corrompu de la procédure et du ridicule des autres accusations. (...) J'étais tellement dégoûté de moi-même que j'ai pris ma retraite la semaine suivante, à l'âge de 32 ans et demi. Peu après, j'ai réalisé à quel point la vie est précieuse et à quel point ma décision était grave et irresponsable », a par la suite confié l'Australien, qui n'a jamais passé le 2e tour en Grand Chelem.

« J'écris cette lettre d'aveu, d'abord pour avertir les autres athlètes de ne rien faire qui puisse nuire à leur santé et mettre leur vie en danger, parce qu'il y a une longue vie après la carrière d'un athlète. Ensuite, j'écris cette lettre pour faire savoir au monde du tennis à quel point la procédure de l'ITIA est corrompue et injuste. Ils vous prennent votre téléphone dans des circonstances menaçantes et montent des dossiers juridiques à partir de photos et d'hypothèses tirées de messages texte qui datent littéralement de plus de cinq ans », a également expliqué Matosevic. Des aveux qui devraient faire réagir ces prochains jours.

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