Ce tennisman disqualifié... pour une douche

Ce tennisman disqualifié... pour une douche©Panorarmic, Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le mercredi 07 septembre 2022 à 23h52

Lors du tournoi Challenger de Séville, l'Américain Nicolas Moreno de Alboran a été disqualifié pour une drôle de raison...



La loi est la loi... Nicolas Moreno de Alboran en a fait l'amère expérience mardi, au premier tour du Challenger de Séville. Opposé à l'Argentin Federico Delbonis, l'Américain, 311e joueur mondial, a été disqualifié pour une raison peu banale : parce qu'il est allé prendre une douche à la fin du deuxième set ! Après avoir perdu le premier acte (5-7), ce joueur issu des qualifications a égalisé à une manche partout, en s'imposant au tie-break (7-6[6]). C'est alors que le New-Yorkais de 25 ans a voulu aller se changer, en raison de plusieurs chutes sur la terre battue andalouse.

"Mon adversaire a dit à l'arbitre qu'il était venu avec moi"

"Pendant le deuxième set, je suis tombé 3, 4 fois. Sur l'une de ces chutes, du sable s'est glissé dans mes sous-vêtements. J'ai dû jouer comme ça pendant 30 minutes, j'avais une plaie qui a commencé à saigner au bout d'un moment. Quand j'ai gagné le deuxième set, je suis allé aux toilettes pour me changer (vous avez cinq minutes). Mais quand j'ai vu que je ne pouvais pas enlever le sable avec la serviette, car je transpirais tellement, j'ai décidé d'utiliser le pommeau de douche pour rincer uniquement le sable", a-t-il expliqué ensuite sur Instagram.


S'il n'en veut pas à l'organisation du tournoi ("qui a été incroyable toute la semaine"), il a semblé incriminer Delbonis, qui s'est ensuite qualifié pour les quarts de finale. "Mon adversaire a dit à l'arbitre qu'il était venu aux toilettes avec moi que j'avais pris une douche (ce que vous n'êtes pas autorisé à faire). L'arbitre du tournoi a ensuite décidé de me disqualifier. En plus de ça, je ne recevrai pas les points ou le prize money du tournoi, et je devrai payer ma chambre d'hôtel pour les jours où j'ai joué", déplore-t-il encore. Un événement rarissime, alors que l'ATP a notamment réglementé en novembre dernier la durée des pauses toilettes, après de nombreux abus.

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