ATP : Simon sort la sulfateuse, Wimbledon en prend pour son grade

ATP : Simon sort la sulfateuse, Wimbledon en prend pour son grade©Media365

Thomas Siniecki, publié le vendredi 15 mai 2020 à 08h15

Toujours très prolixe à propos de l'état de son sport, Gilles Simon manie rarement la langue de bois. Deux mois après l'arrêt du jeu, et à environ quatre mois de l'enchaînement espéré US Open - Roland-Garros, le Français lâche tout.



Gilles Simon n'y va pas de main morte à propos du comportement des organisateurs de tournois du Grand Chelem, face à la pandémie de coronavirus et ses reprogrammations. Ne niant pas les critiques qui pleuvent sur Roland-Garros, il dénonce toutefois « le bal des faux-culs » (pour 20 Minutes) et s'en prend à l'US Open et surtout Wimbledon : « Quand tu as pris une assurance pandémie par le plus grand des hasards, qui va rapporter 140 millions quoi qu'il arrive, c'est facile d'avoir le beau rôle et de donner des leçons de morale aux autres. » Le 54eme joueur mondial (n°7 français) révèle aussi que Roland-Garros a demandé aux joueurs français de soutenir sa position.

« Ça me donne envie de pleurer, tellement c'est débile »

Il anticipe une cacophonie totale avec l'US Open, qui aura lieu trois semaines avant si les dates prévues sont maintenues : « S'il faut faire quatorze jours de quarantaine dans une chambre d'hôtel quand on arrive quelque part, on aura besoin de s'entraîner quinze jours derrière pour être à peu près d'attaque. Ça veut dire un tournoi tous les mois et demi. La Fédération américaine va approcher les joueurs, démarcher quelques top players pour qu'ils viennent. Et on va se retrouver avec d'un côté tous les Américains qui privilégient l'US Open, de l'autre les Français qui vont à Roland, en gros. Alors l'ATP peut choisir d'en sanctionner un et de ne pas accorder de points, mais si Rafa décide de faire l'autre et que le prize money est aussi important, vous pensez qu'il va se passer quoi ? »

Globalement, Simon ne reconnaît plus son tennis : « Les coachs sur le terrain, des formats différents, un super tie-break en Australie, puis un arrêt à 12-12 à Wimbledon... Ça me donne envie de pleurer, tellement c'est débile. »

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