Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mardi 13 janvier 2026 à 22h41
Éloigné des courts depuis février 2025, Lucas Pouille (31 ans) espère encore pouvoir rejouer.
On n'a plus revu Lucas Pouille sur un court depuis février dernier. Au Challenger de Lille, le Nordiste avait alors été victime d'une rupture totale du tendon d'Achille droit . Celui qui avait atteint la 10e place mondiale en mars 2018 en a ensuite profité pour se faire opérer du poignet droit qui le faisait souffrir depuis l'année précédente. Privé de petite balle jaune, Pouille en a « profité » aussi pour faire d'autres choses.
Et, à la surprise générale, Pouille a enfilé les habits de coach pour s'occuper d'Arthur Rinderknech , un « challenge » qui l'a « excité ». « Ça me permettait de rester connecté avec le haut niveau. J'avais la conviction que je pouvais vraiment l'aider et qu'il pouvait avoir de très bons résultats », explique le Français dans La Voix des Sports, mardi. Une association qui a permis au joueur de 30 ans, actuellement 26e joueur mondial, d'obtenir les meilleurs résultats de sa carrière .
« J'aurais crié au fou »
« Si on m'avait dit, il y a 2 ans que je coacherais en 2025, j'aurais crié au fou. Maintenant, c'est devenu une option possible mais ce qui est certain, c'est que je ne partirai pas avec quelqu'un avec qui je ne m'entends pas, avec qui ma famille ne s'entend pas. Ce serait forcément aussi avec un joueur dont je pense qu'il peut faire quelque chose. Travailler auprès d'un jeune joueur qu'il faut développer, ça peut aussi être très intéressant », glisse Pouille qui n'a qu'un an de plus que son compatriote et compte bien retrouver les courts pour œuvrer lui-même raquette en main.
« Je ne me fixe pas d'échéances »
Son souci au poignet n'est pas définitivement réglé. « Il y a toujours des douleurs mais d'après les médecins, c'est normal, il n'y a pas lieu de s'en inquiéter. Après, ça faisait 5 ans que je jouais avec des douleurs et mentalement, c'est usant. Je préfère donc prendre mon temps, ne pas me précipiter pour ne pas me dégoûter du tennis et de l'entraînement. Je ne me fixe pas d'échéances, je le ferai quand je pourrais taper sans avoir mal », indique Lucas Pouille qui ne perd donc pas espoir de rejouer.
« Encore 3 ou 4 ans de carrière »
« Potentiellement, je me dis que je peux avoir encore 3 ou 4 ans de carrière. Je n'ai jamais voulu prendre de décisions à chaud sur de la frustration ou de la tristesse. Je vais déjà me remettre en forme et ensuite on verra, je n'ai pas la prétention de dire que je pense pouvoir aller chercher des choses plus grandes que ce que j'ai déjà réalisé, souligne Pouille, aujourd'hui 580e joueur mondial. Si je continue, ce ne sera pas dans l'objectif de gagner un Grand Chelem mais de retrouver ce bonheur de jouer. »















