ATP : Gasquet, isolé à Melbourne, vit " l'enfer "

ATP : Gasquet, isolé à Melbourne, vit " l'enfer "©Panoramic, Media365
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Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mercredi 05 janvier 2022 à 13h55

Testé positif au Covid-19, Richard Gasquet est placé à l'isolement dans un hôtel de Melbourne où il vit « l'enfer ». Le tennisman français raconte longuement son désarroi à l'approche de l'Open d'Australie.



Richard Gasquet vit un début d'année contrarié. Tout allait bien pour le Français jusqu'à ce qu'il soit testé positif à ce satané coronavirus qui n'en finit plus de perturber le monde entier. Le sport n'y échappe malheureusement pas. Le tennisman, qui devait disputer le tournoi de Melbourne, voit sa vie perturbée par le Covid-19 pour la deuxième fois et, à l'approche de l'Open d'Australie, le voilà à l'isolement pendant sept jours dans la ville australienne, dans un hôtel où il vit un calvaire.

Gasquet : « C'est l'enfer, en un mot. Vraiment. Rester une semaine dans la chambre, c'est casse-couilles »

Le 87eme joueur mondial raconte sa détresse dans L'Equipe et il faut dire que c'est franchement assez touchant. « Je suis poissard jusqu'au bout ! On commence bien la saison. 2022 commence sous les meilleurs auspices. J'avais fait un premier test mardi (28 décembre) en arrivant, négatif. Et dimanche, ils m'ont trouvé le Covid. Quand on me l'a dit, je n'y ai pas cru. "Vous êtes sûrs, c'est pas un faux positif ?" Mais non. Je ne m'attendais pas du tout à l'avoir », commence Gasquet qui avait « juste le nez qui coulait, un peu, comme seul "symptôme" ». « En fait, tu ne sais jamais quand tu l'as attrapé, poursuit le joueur de 35 ans. Cinq jours avant, deux jours avant, pendant le voyage, la nuit... Ça fait deux ans qu'on entend des trucs, mais personne ne sait jamais rien. Ce qui est sûr, c'est que j'ai passé un peu de temps avec du monde ici, normalement, et qu'eux sont presque tous négatifs. Alors que j'ai fait gaffe tout le temps. »


Puis Richard Gasquet se lâche littéralement et expose son désarroi. « C'est l'enfer, en un mot. Vraiment. Rester une semaine dans la chambre, c'est casse-couilles, lâche le Français. Je l'avais déjà eu le 29 mars l'an dernier, mais en France, juste avant de partir pour Marbella en tournoi. Ça m'avait sauvé. Tu l'as chez toi, ça va. Mais à l'hôtel, là, c'est très dur. Les journées sont longues. Avec le décalage horaire, je me lève à sept heures du mat'. Je peux bien profiter de toute la journée... »

« Je pète les plombs »

Alors, l'ancien numéro 7 mondial (en 2007) s'occupe comme il peut, avec notamment son vélo d'appartement. « J'ai monté le Tourmalet. Hier (lundi), c'était l'Alpe d'Huez. J'ai un vélo d'appartement qui me permet de m'échapper, détaille Gasquet. Je pédale. Je passe ma journée à faire du vélo. Un peu d'abdos, des séries sur l'ordi, mais pas de tennis à la télé, non. J'attends, sagement. Mais franchement, c'est mentalement très dur. C'est très, très long. Je pète les plombs. Un vrai coup au casque. J'avais fait une dizaine de jours à New York en cas contact lors de l'US Open 2020, mais on était plusieurs dans ce cas. On discutait ensemble toute la journée via les réseaux. Là, je suis au dernier étage de l'hôtel, et je me fais chier. » Alors que l'Open d'Australie doit débuter le 17 janvier, Richard Gasquet doit prendre son mal en patience jusque dimanche. « Pour l'Open d'Australie, je ferai ce que je peux. Je vais déjà profiter de sortir. Ça sera dimanche, une semaine avant le début du tournoi. »

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