ATP : Fils et ces joueurs plus âgés qui lui « font la leçon »

ATP : Fils et ces joueurs plus âgés qui lui « font la leçon »©Icon Sport, Media365
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Thibaut Simon, Media365 : publié le jeudi 21 mai 2026 à 17h05

Alors que Roland-Garros va débuter, Arthur Fils veut confirmer son ascension et ses belles performances sur la terre battue espagnole.

Vainqueur à Barcelone, demi-finaliste à Madrid, Arthur Fils réalise pour le moment une année 2026 très réussie. Outre ses performances sur terre battue, le Français est allé en finale à Doha au mois de février et jusqu'en demi-finale du Masters 1000 de Miami. Touché physiquement à Rome où il a abandonné lors de son premier tour, Fils opère depuis une période de repos et se prépare à Roland-Garros. Il affrontera d'ailleurs le Suisse Stanislas Wawrinka au premier tour.

Malgré son jeune âge (21 ans), Fils est en train de trouver la bonne formule. Mais le 19e joueur mondial a effectué un travail personnel. Tout d'abord pour convaincre ses entraîneurs qu'il avait le niveau pour prétendre à des titres, et ensuite pour calmer son tempérament. « À chaque match, je perdais la tête. Je devenais fou ; je cassais ma raquette, je hurlais, je frappais la balle hors des limites. Tout y passait. Mais c'était simplement parce que je perdais. Je déteste perdre, alors je m'énervais énormément », explique-t-il dans les colonnes du Guardian.

« Je ne recule jamais »

Compétiteur, Fils a également grandi pour écouter les conseils et les réprimandes. « Si j'ai des gens en qui je peux avoir confiance, ils vont parfois me dire des choses difficiles, ils vont être durs avec moi. Mais si je suis assez mature pour l'accepter, alors ça m'aidera. » Le Français ne se cache plus et le circuit l'a bien compris. S'il a appris à garder son sang-froid, le Français aime également la tension des matchs, les invectives du public et les duels accrochés. Ses matchs face à certains joueurs dont Alexander Zverev, Dan Evans et Thiago Seyboth Wild sont les exemples parfaits des rivalités naissantes et des provocations qui peuvent émaner de ces duels. Mais Fils, lui, ne renonce jamais. « Je ne recule jamais devant un combat. C'est comme ça que mon père m'a élevé. Ma mère aussi. Quand les gars me parlent, on est sur un pied d'égalité. Je ne suis pas un enfant et ils ne sont pas des adultes. » À Roland, Fils sera peut-être plus attendu qu'auparavant.

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