ATP : Face à une répartition n'aidant pas les joueurs, Vasek Pospisil appelle à une réaction

ATP : Face à une répartition n'aidant pas les joueurs, Vasek Pospisil appelle à une réaction©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, publié le samedi 03 août 2019 à 22h25

Via une tribune dans la presse canadienne, Vasek Pospisil a mis en lumière les soucis financiers auxquels beaucoup de joueurs doivent faire face en raison d'une redistribution insuffisante des gains des tournois.

A l'image de l'ITF, tiraillée à la suite de la réforme de la Coupe Davis et de la Fed Cup, l'ATP vit une réelle crise de gouvernance. A l'heure actuelle, représentants des joueurs et des organisateurs de tournois sont à égalité au sein du Conseil d'Administration, ce qui ne permet pas d'avoir une prise de décision nette en cas de désaccord. Face à cela, de nombreuses voix se font entendre et si certains, à l'image de Stan Wawrinka, blâment les dirigeants actuels de l'ATP tels Chris Kermode ou Justin Gimelstob, d'autres appellent à renverser la table et à fonder un véritable syndicat des joueurs afin de gagner en représentativité et en poids au sein des instances. Parmi ces joueurs, Novak Djokovic a toujours été le plus audible et, en sous-main, a fait éjecter Chris Kermode de son siège de président de l'ATP. Une autre voix, moins prestigieuse que celle du numéro 1 mondial, s'est récemment fait entendre. « Les athlètes n'ont aucun pouvoir dans ce système, a déploré le Canadien Vasek Pospisil dans une tribune publiée dans le quotidien canadien The Globe and Mail. Donc pourquoi ne pas former un syndicat des joueurs, semblable à ce qui existe dans les autres sports majeurs ? »

Pospisil : « La plupart des joueurs perdent de l'argent »

Via cette tribune publiée alors que le Masters 1000 de Montréal débute ce lundi, Vasek Pospisil a fait un état des lieux de l'ATP, dont il est membre du Conseil des joueurs. Le natif de Vernon, au Canada, a d'abord expliqué pourquoi il avait entrepris cette démarche en 2018. « Je voulais comprendre pourquoi les Grands Chelems ne redistribuaient que 14% de leurs bénéfices (7% pour les joueurs et 7% pour les joueuses) alors que dans la plupart des sports professionnels la part réservée aux athlètes est proche de 50 % », assure-t-il. Il fait ensuite un constat : beaucoup de joueurs ne gagnent pas leur vie sur le circuit. « Les membres du Top 50 gagnent très bien leur vie, mais au-delà de la 100eme place mondiale, la réalité, c'est que si vous prenez en compte les frais de déplacement et les salaires versés aux équipes qui vous entourent, la plupart des joueurs perdent de l'argent à la fin de l'année », tonne-t-il. Les différentes prises de position, qui ne vont pas toutes dans le même sens, contribuent au flou qui persiste autour de la gouvernance du tennis masculin mondial.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.