ATP : Djokovic n'a pas oublié cette époque où il était le « superméchant mondial »

ATP : Djokovic n'a pas oublié cette époque où il était le « superméchant mondial » ©Panoramic, Media365

Aurélien Canot, Media365, publié le lundi 11 décembre 2023 à 11h39

Redevenu l'épouvantail du circuit, Novak Djokovic était encore il y a peu de temps cet énorme champion auquel son refus de se faire vacciner lui avait fermé les portes, y compris celles de l'Open d'Australie, dont il est le recordman de victoires.


A voir Novak Djokovic marcher de nouveau sur la planète tennis, on en oublierait presque la période à la fois très sombre et extrêmement complexe qu'avait connue le numéro 1 au plus fort de la pandémie de Covid-19. Pour refuser catégoriquement de se faire vacciner, contre ce virus ou un autre, le fabuleux champion serbe, qui compte aujourd'hui 24 sacres en Grand Chelem, avait endossé le rôle de "paria", retoqué de la plupart des tournois en raison de son choix et mis à la porte de l'Australie en début d'année 2022 après avoir été logé dans un centre de rétention en attendant de savoir si son refus de ne pas se plier à la vaccination, obligatoire à cette époque, lui permettrait toutefois de bénéficier d'un visa pour pouvoir rester sur le sol australien et disputer cet Open d'Australie dont il est le recordman de victoires. Près de deux ans plus tard, le "Djoker", invité ce weed-end ne cache pas qu'il en garde encore un souvenir amer de cette période où il était vu comme le "superméchant".

Djokovic : "Le monde entier était contre moi"

"Le monde entier était contre moi. J'ai été déclaré comme un superméchant mondial. J'ai vécu ce genre de situation sur les courts de tennis avec des publics qui ne me soutenaient peut-être pas, mais je n'avais jamais vécu cela dans ma vie", reconnaît le "GOAT" du tennis mondial, qui avait dû attendre un changement de gouvernement et la levée de l'interdiction concernant les non-vaccinés pour pouvoir retrouver l'Open d'Australie, avec une ovation pour son retour et tout de suite un nouveau sacre (son 10eme) à la clé pour celui qui terminera l'année au sommet du classement pour la huitième fois de sa vie. Ne comptez pas toutefois sur Djokovic pour changer sa manière d'être, de penser ou de fonctionner. "Je ne suis ni antivaccin, ni pro vaccin, je suis pour la liberté de choisir", a encore rappelé sur CBS le natif de Belgrade, appelé donc à revivre la même situation si une nouvelle pandémie venait à frapper le monde.

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