Aurélien Canot, Media365 : publié le jeudi 09 avril 2026 à 19h47
Contrairement à ce que pense Alexander Bublik, son prochain adversaire en quarts de finale à Monte-Carlo, qu'il n'a encore jamais affronté, Carlos Alcaraz estime que ni lui ni son grand rival Jannik Sinner ne sont imbattables dans les tournois du Grand Chelem. L'Espagnol a bien insisté sur ce point jeudi après s'être qualifié dans la douleur aux dépens de l'Argentin Etcheverry.
Sept victoires de rang désormais dans ce tournoi de Monte-Carlo dont il est le tenant du titre, quinze de suite sur terre battue, Carlos Alcaraz a tout d'un monstre. Et qu'il ait connu des difficultés jeudi en 8es de finale du Masters 1000 monégasque pour se qualifier - aux dépens de l'Argentin Etcheverry, qui a réussi l'exploit de lui prendre un set - une nouvelle fois pour les quarts de finale ne changent rien.
Au même titre que son grand rival Jannik Sinner, qui a également laissé traîner un set en route (son premier depuis sa défaite contre Jakub Mensik à Doha en février), l'Espagnol est lui aussi un extra-terrestre, aux yeux de la plupart des spécialistes. Alexander Bublik, son prochain adversaire, qu'il n'a encore jamais affronté, fait partie de ceux qui considèrent que le numéro 1 mondial et son tout insatiable dauphin ne jouent pas dans la même cour que leurs concurrents.
Alcaraz : "C'est bien pour la confiance, mais je ne suis pas d'accord"
Le Kazakhstanais s'appuie notamment sur les derniers résultats des deux meilleurs joueurs du monde dans les tournois du Grand Chelem pour en faire deux immenses champions imbattables à ce niveau. Et même intouchables. "Carlitos", qui compte déjà 7 Majeurs à son palmarès à seulement 22 ans, ne voit pourtant pas les choses de la même façon. Certes, le Murcien sait qu'il est très dur de s'asseoir à sa table comme à celle de Sinner en Grand Chelem, mais pas au point de leur dresser pareils éloges.
"On a beaucoup gagné, je crois les neuf derniers Grands Chelems, quelque chose comme ça. Mais je ne pense pas qu'on soit invincibles", assure Alcaraz, néanmoins flatté par les propos de celui à qui il espère bien prouver à l'occasion de leur premier duel qu'il est le plus fort. Même si cela ne le fera pas changer d'avis pour autant.
"Qu'un joueur comme Bublik, qui est dans le top 10 ou pas loin, dise ça, c'est bien pour la confiance. Quand quelqu'un qui comprend aussi bien le jeu affirme qu'on ne peut pas perdre en Grand Chelem, ça te donne de la confiance pour jouer librement. Mais honnêtement, je ne suis pas vraiment d'accord avec lui."











