Quand l'Italie rêve d'organiser un... 5e tournoi du Grand Chelem !

Quand l'Italie rêve d'organiser un... 5e tournoi du Grand Chelem !©Icon Sport, Media365

Aurélien Canot, Media365 : publié le jeudi 07 mai 2026 à 16h11

En marge du Masters 1000 de Rome, qui se déroule actuellement, Angelo Binaghi, le président de la Fédération italienne de tennis et également organisateur du tournoi romain, a fait part de son intention de proposer à l'avenir un cinquième tournoi du Grand Chelem, sur ses terres.

Un cinquième tournoi du Grand Chelem viendra-t-il rejoindre à l'avenir les quatre rendez-vous (l'Open d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open) que propose presque historiquement le calendrier du tennis ? Dit comme cela, la perspective semble assez folle, pour ne pas dire utopique. Angelo Binaghi (65 ans) prend pourtant la chose très au sérieux et est persuadé de pouvoir provoquer une véritable révolution en venant ajouter une cinquième étape aux quatre actuelles.

En marge du Masters 1000 de Rome, qui a débuté en début de semaine sur les courts du Foro Italico, le président de la Fédération italienne de tennis, également en charge de l'organisation du tournoi romain, a clairement annoncé son intention de "faire exploser le monopole", dans lequel il voit d'ailleurs "quelque chose de scandaleux" ainsi qu'un "lourd handicap" pour son sport.

Binaghi réfléchit déjà à la... surface

Lors de cette même sortie qui ne manquera pas de faire du bruit, en Italie comme ailleurs, sans pour autant que la bouteille à la mer de Binaghi n'amène les répercussions qu'il attend, le dirigeant a également déploré que le système actuel, aucunement méritocratique à ses yeux, continue éternellement de "protéger" les même personnes. A savoir, toujours à l'entendre, "ceux qui ne font pas le maximum pour le tennis".

Et de la même façon que le président de la FITP comprend parfaitement les revendications des joueurs et joueuses du circuit quant à la redistribution du prize money - "Il y a quatre pays dans le monde qui ont une montagne d'argent à investir dans leur tennis que les autres nations n'ont pas" - l'intéressé est également certain de pouvoir réussir ce pari fou d'héberger un cinquième Majeur alors que le tennis italien vit une période complètement dingue autour de son emblématique chef de file et numéro 1 mondial Jannik Sinner.

"Un essor qui sera difficilement réplicable à l'avenir", selon Binaghi, déjà en pleine réflexion à propos de la... surface sur laquelle se disputera ce 5e tournoi du Grand Chelem. Et seul problème majeur à ses yeux. "Il est évident que nous avons nos idées mais nous sommes clairement disposés à l'organiser n'importe où en Italie et sur n'importe quelle surface". Le patron du tennis transalpin demande juste encore un peu de patience. "Laissez-nous travailler dans la discrétion pour trouver les meilleures solutions possibles".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.