Des joueurs de tennis harcelés et menacés par des parieurs

Des joueurs de tennis harcelés et menacés par des parieurs©Panoramic

6Medias, publié le vendredi 02 novembre 2018 à 14h20

Le tennis ne passionne pas que pour les bonnes raisons. Comme le relève l'Équipe, plusieurs joueurs sont violemment et régulièrement pris à partie par des parieurs mécontents sur les réseaux sociaux.

Ils s'appellent Dustin Brown et Corentin Moutet.

Ces noms ne vous disent peut-être rien, mais ces tennismans déchaînent parfois plus les passions sur les réseaux sociaux que Roger Federer et Rafael Nadal. Comme le révèle un article de l'Équipe, ces deux joueurs ont témoigné avoir été la cible du courroux d'internautes survoltés. Choqué, Dustin Brown avait ainsi relayé sur Twitter un message haineux dont il avait été l'objet. "Véritable enculé de ta mère, fils de pute. [...] Singe, retourne chez tes frères singes en Afrique." La cause de ce déferlement de violence : un parieur lui reprochait de ne pas avoir laissé un jeu de plus à son adversaire.



20e joueuse française à la WTA, Marine Partaud s'est confiée à ce sujet dans une interview accordée à l'Equipe. La Poitevine affirme qu'elle reçoit des menaces "toutes les semaines, sur tous les tournois." Exemples : "Il est temps de te commander un cercueil" ou "Je vais te casser les bras et les jambes." La 423e joueuse mondiale s'était déjà confiée à ce sujet au site spécialisé Tennis Actu. Elle a décidé de s'élever contre ces agissements suite à une mésaventure vécue par l'une de ses amies. "Une copine, Irina Ramialison (348e mondiale), a tweeté une photo d'un tournoi Futures au fin fond du Portugal accompagnée d'une légende : "Coucou les parieurs". Derrière le court, on voyait environ vingt personnes en train de l'insulter ou de la siffler quand elle faisait une faute. Je lui ai envoyé un message et elle m'a répondu : "C'est la nouvelle mode. Après nous avoir insultées sur les réseaux sociaux, ils nous menacent en direct.""

Marine Partaud explique qu'elle reçoit la plupart de ces messages haineux sur Facebook et aussi sur Twitter ou Instagram. La joueuse de 23 ans a même confié avoir été approchée pour truquer un match sur le réseau social fondé par Mark Zuckerberg. "Il y a deux ou trois ans, en Roumanie, j'avais vu, après un match, des messages Facebook d'un type. Il me promettait de m'apporter 1 000 euros en liquide après le match derrière le court si je perdais le premier jeu." La joueuse, qui milite pour l'interdiction des paris sur les petits tournois, craint désormais que l'une de ses consœurs se fasse prochainement agresser physiquement.

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