Coupe Davis : la réforme passe très mal auprès des joueurs français

Coupe Davis : la réforme passe très mal auprès des joueurs français©Panoramic
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6Medias, publié le mardi 27 février 2018 à 12h30

Nicolas Mahut : "On vient de tuer la Coupe Davis." Cédric Pioline : "C'est encore une fois l'oseille contre la tradition." Arnaud Di Pasquale : "Honnêtement ? Ça (me) fait grave chier." C'est peu dire que les tennismen français, actuels et anciens, n'approuvent pas la réforme à venir de la Coupe Davis. Leurs réactions sont, pour l'instant, unanimes, en attendant celles du capitaine Yannick Noah, de Lucas Pouille, Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet ou encore Gaël Monfils.





Si elle est approuvée en août prochain par l'assemblée générale annuelle de la Fédération internationale de tennis (ITF), cette réforme transformera radicalement le format de la Coupe Davis. Finis les matches, souvent épiques, à domicile ou à l'extérieur, du vendredi au dimanche. Place à une compétition sur une semaine, en novembre, dans un lieu unique, rassemblant 18 équipes, avec une phase de poule, puis quarts de finale, demi-finales et finale, certainement en Asie. "On est en train de toucher à ce qui fait l'histoire de notre jeu, cela m'attriste beaucoup", a regretté Nicolas Mahut, dans L'Equipe.



Pour Cédric Pioline, l'adjoint du capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis Yannick Noah et ancien vainqueur de l'épreuve, cité par 20 Minutes, c'est une histoire de gros sous. "Il y a 20 millions de prize money, tout le monde va vouloir la jouer. C'est encore une fois l'oseille contre la tradition." Amélie Mauresmo, ancienne capitaine de l'équipe de France de Fed Cup, l'équivalent féminin de la Coupe Davis, a également réagi, sur Twitter, parlant d'une "condamnation à mort". Selon elle, "l'esprit de la Coupe Davis va complètement disparaître".



La nouvelle formule qui se profile pour cette compétition vieille de plus d'un siècle, puisqu'elle a vu le jour en 1900, est portée par le groupe d'investissement Kosmos, associé à l'ITF et dirigé par... Gérard Piqué, le footballeur du FC Barcelone (Espagne). Cela a inspiré Loïc Courteau, ancien entraîneur de Julien Benneteau, sur Twitter : "Gérard nous a Piqué notre histoire, quel beau dribble de la part de quelqu'un qui n'a jamais joué au tennis."

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