Voile : L'engagement de Gabart contre le réchauffement climatique

Voile : L'engagement de Gabart contre le réchauffement climatique©Panoramic, Media365

Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le dimanche 31 octobre 2021 à 15h59

Le navigateur François Gabart est impliqué dans la lutte contre le réchauffement climatique. Avant de prendre le départ de la Transat Jacques Vabre, le Français s'en explique.



Le réchauffement climatique est l'un des grands sujets actuels de préoccupation. Alors que la situation, inquiétante depuis de nombreuses années, l'est de plus en plus, les dirigeants de notre monde se réunissent à partir de dimanche à Glasgow dans le cadre de la COP26, la 26eme conférence mondiale sur le climat. Des sportifs sont engagés dans des grandes causes, même si on ne le sait pas toujours. François Gabart, lui, est très impliqué dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Gabart : « Il peut y avoir une forme de déception et même de frustration face à ces débats mais profitons-en pour les transformer en colère positive »

Le navigateur, qui s'apprête à prendre le départ de la Transat Jacques Vabre, s'en explique dimanche. « Je pourrais avoir un discours extrêmement critique sur ce genre de rendez-vous international, mais je suis d'un naturel optimiste, lance Gabart dans Le Parisien. Que l'on soit citoyen, entreprise ou association, nous avons tous une responsabilité dans le combat contre le réchauffement climatique. Les grands dirigeants politiques de la planète et la diplomatie également car on ne pourra pas faire sans eux. Cela ne veut pas pour autant dire qu'il faut rester dans notre canapé et attendre que cette COP26 nous donne des solutions. »


François Gabart appelle à la mobilisation et déteste l'attentisme. « Au vu des promesses et engagements non tenus, on pourrait se dire que ces débats ne servent pas à grand-chose. Ils sont toutefois de plus en plus médiatisés et, en ce sens, permettent de mobiliser davantage. Ce qui m'énerve le plus au monde, c'est l'attentisme. C'est contre-productif de se dire que la solution viendra des autres ou d'en haut, que ce sont eux qui vont gérer le problème. Il peut y avoir une forme de déception et même de frustration face à ces débats mais profitons-en pour les transformer en colère positive et en énergie pour faire des efforts à titre individuel. »

Gabart : « Je mange moins de viande, je consomme de plus en plus local et le plus possible en vrac »

Six ans après l'accord de Paris, le Français souligne qu'il a changé quelques habitudes, apportant sa « pierre à l'édifice ». « Arrêtons de dire que c'est la faute des autres ! Les modes de vie dans les pays occidentaux nous placent parmi les pollueurs de premier rang et en tête des responsables du réchauffement climatique, bien avant les pays du Sud, lâche le navigateur. En vivant en France, je suis largement au- dessus de la moyenne mondiale en termes d'impact carbone. À titre personnel, j'ai changé quelques habitudes. Je mange moins de viande, je consomme de plus en plus local et le plus possible en vrac, je me déplace toujours beaucoup trop, mais j'essaie de privilégier le train plutôt que l'avion quand je le peux ou les voyages en voiture à plusieurs. Je fais attention à éteindre le chauffage à la maison quand on s'absente plusieurs jours et je chauffe le salon à un ou deux degrés de moins. Est-ce suffisant ? Certainement pas, mais je sais que ces petits efforts ont un impact. » Emmanuel Macron, le président de la République française, devrait s'exprimer lundi à Glasgow où plus de 120 dirigeants de pays du monde entier sont réunis. A noter que les Etats-Unis effectuent leur retour après la parenthèse Trump.

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