Ski alpin : Alphand savoure le succès de Pinturault

Ski alpin : Alphand savoure le succès de Pinturault©Media365
A lire aussi

Guillaume MARION : publié le samedi 20 mars 2021 à 16h40

Après le sacre d'Alexis Pinturault ce samedi, Luc Alphand, le dernier vainqueur français de la Coupe du monde de ski alpin en 1997, est revenu sur ce moment historique pour L'Equipe.



24 ans après, Luc Alphand a enfin un successeur. En effet, ce samedi, grâce à sa victoire lors du géant des finales de Lenzerheide (Suisse), Alexis Pinturault a remporté le gros globe. « C'est du panache ! Alexis n'a pas calculé, il n'a pas compté. Bim-bam ! En première manche, il avait déjà mis pas mal de monde d'accord, et en deuxième, sur un tracé tournant à mort et compliqué, il a été solide et intelligent. Gagner ce géant, c'est fort. Ce n'est pas un épicier, Alexis ! Le gros globe, il l'avait en tête depuis tout gamin. Il y a eu Hirscher, ensuite le coronavirus la saison passée et les courses annulées en fin de saison. Il bosse à fond depuis cinq ou six ans dans cette optique du classement général. Il s'est structuré parfaitement, est polyvalent, c'est si compliqué. Mais ça paie cette année, et tant mieux. Il a énormément d'abnégation », a notamment expliqué le vainqueur de la Coupe du monde de ski alpin en 1997, dans des propos recueillis par L'Equipe.

« Pinturault est vraiment allé la chercher »

« Nos parcours sont très différents. Moi la victoire en Coupe du monde me tombe un peu dessus en 1997, alors que lui il est vraiment allé la chercher. Il est d'un calme, ça doit être ses gênes norvégiens (la nationalité de la mère de Pinturault, ndlr). Il ne panique pas. Comme tout le monde, il vit parfois des choses dures à avaler, a par la suite confié Alphand. Je l'ai vu en bas de la deuxième manche du géant des Mondiaux de Cortina (en tête après la première, il était sorti en début de deuxième tracé, ndlr), il me regardait avec des yeux noirs. Mais depuis quelques années, après les Mondiaux de Saint-Moritz (2017), il sait gérer la victoire comme la défaite. Il assume, il ne se défile jamais. » Avec une nouvelle étiquette, le Français aura désormais la tâche de confirmer dès la saison prochaine.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.